Chưa xemBởi VTHB
Traits principaux du bouddhisme selon les sectes diverses

Le bouddhisme a émergé en Inde, une nation où la foi religieuse occupe une place prépondérante. Selon l'histoire, l'Inde se compose de quatre castes dirigées par les prêtres brahmanes spécialisés dans les offrandes, les prières et les rituels. La caste des prêtres brahmanes détient un pouvoir absolu sur les pensées et la vie des générations de familles royales ainsi que sur toute la société. Elle monopolise la pratique religieuse et effectue directement des offrandes aux dieux et aux esprits, le dieu suprême étant Maha-Brahma. Les prêtres (Brahmanes) dirigent les rituels quotidiens, les cérémonies de purification et les sacrifices, tout en enseignant les Vedas (la Bible du Brahmanisme). Le clergé est divisé en trois niveaux d'initiation:

Les moines du niveau supérieur appartiennent à l'ordre des Brahmanes et sont désormais détachés du contact direct avec le peuple. Ils se consacrent à l'étude des forces tangibles et métaphysiques de l'univers.

Les moines du niveau intermédiaire sont des praticiens experts en astrologie, en prophétie, en communication avec les esprits, et dans l'exécution d'exploits surnaturels. Leur spécialité réside dans l'étude, l'interprétation et la mise en pratique du quatrième Véda, l'Atharva Véda, une collection distinguée comprenant divers enchantements.

Les moines du niveau inférieur sont les prêtres qui célèbrent les rituels réguliers et servent dans les temples. Ce groupe se concentre généralement sur la récitation des trois premiers Védas, à savoir le Rig Véda, le Yajur Véda et le Sama Véda.

Le clergé inférieur doit suivre une formation de vingt ans pour passer du niveau inférieur au niveau intermédiaire, puis encore vingt ans pour accéder au niveau supérieur. La supervision des trois niveaux est assurée par un chef de la communauté religieuse, épaulé par un conseil composé de plus de soixante-dix moines.

Chaque moine Brahmane observe dix préceptes essentiels :

1. Humilité

2. Rectitude

3. Modération

4. Vérité

5. Pureté

6. Maîtrise des sens

7. Compétence en Atharva Véda

8. Compréhension du divin Brahma

9. Parole honnête

10. Évitement de la colère.

Le prince Siddhartha Gautama (Sakyamuni, vers 563-483 av. J.-C.) est né dans une famille royale, au sein d'une société où le brahmanisme était largement vénéré. Ainsi, sa première éducation est porté sur les enseignements des Vedas. À cette époque, l'aspiration suprême en Inde était de devenir prêtre Brahmane, le plus haut rang social, et d'unir son âme à Brahma, le Créateur. C'est ce même désir qui a poussé le prince Siddhartha à quitter son foyer pour embrasser la vie ascétique.

Rejetant les doctrines religieuses superficielles des sutras traditionnels, le prince a abandonné toute attache personnelle et s'est lancé dans un voyage solitaire à la recherche de la Vérité, cherchant la guidance auprès de divers enseignants et gourous, explorant différentes méthodes de culte spirituel telles que le chemin ascétique et la "Voie du Milieu". Affrontant les défis des forces démoniaques, il a enfin atteint l'illumination sous l'arbre Bodhi.

La réalisation intérieure du Bouddha est quelque chose difficile à saisir. Cependant, selon les écritures bouddhistes, il est dit qu'il a atteint la libération et l'état de Bouddha, acquérant diverses capacités surnaturelles telles que la mémoire parfaite des vies passées, l'œil divin (perception claire de la nature dispersée et unifiée des êtres sensibles), la connaissance de la cessation des souillures (compréhension des principes profonds de la méditation), et plus encore. Selon les enseignements bouddhistes : "Après une lutte spirituelle extraordinaire d'environ six ans, l'ascète Siddhartha Gautama, vers l'âge d'environ trente-cinq ans, a éradiqué toutes les impuretés, a réalisé la vraie nature de tous les phénomènes et est devenu un sage omniscient, un être parfaitement éveillé universel.

Ensuite, il a commencé à enseigner pour la première fois au Deer Park, transmettant ses enseignements authentiques aux cinq disciples menés par Ajanata-Kondanna, mettant l'accent sur les "Quatre Nobles Vérités" et le "Noble Sentier Octuple". Ce discours est connu sous le nom de "Premier Tour du Roue du Dharma". La légende raconte que d'innombrables êtres célestes et Brahma sont venus écouter ses enseignements, le louant sans cesse. Puis il a continué à partager le Dharma et à accueillir des disciples pendant environ quarante ans avant de décéder.

Dans les études contemporaines sur le bouddhisme, il est clair que pendant toute sa vie d'enseignement, le Bouddha a uniquement transmis ses pensées de façon verbale. Ses disciples se contentaient d'écouter sans en prendre note. Même après la disparition du Bouddha et au premier rassemblement des disciples sous la direction de Mahakasyapa, chaque disciple s'est contenté de répéter ce qu'il avait entendu et mémorisé. Aucun écrit n'a été produit.

Cent ans plus tard, avec le décès de tous les disciples proches de Bouddha, l'intégrité du Dharma de Bouddha a commencé à s'éroder, s'éloignant des doctrines originales. Les conflits au sein de la sangha (communauté monastique) se sont intensifiés, nécessitant une réunion pour systématiser les enseignements de Bouddha. Pendant cette période, des débats intenses ont éclaté entre le clergé et les moines concernant la véritable nature des enseignements du Bouddha. Ces conflits étaient alimentés par divers facteurs, dont la rivalité entre les sectes et leur quête de reconnaissance, les différences de niveaux intellectuels ou les interprétations personnelles des enseignements du Bouddha au sein du clergé.

Ce schisme a abouti à la division du bouddhisme en deux factions distinctes : les Sthavira, représentant "l'Enseignement des Anciens", étaient composés de moines aînés conservateurs revendiquant la seule autorité des enseignements originaux de Bouddha ; les Mahasanghika, également appelés "Membres du Grand Ordre", étaient constitués de moines plus jeunes qui adoptaient une approche plus ouverte et libérale dans l'étude et l'interprétation du bouddhisme. Malgré les débats animés lors de ce deuxième Concile, les discussions se sont déroulées verbalement, sans trace écrite.

Ensuite, le Sangha et le Mahasamghika (le Grand public) se sont affrontés acec force, et les fissures entre eux sont devenues irréparables. Chaque secte a élaboré des discours sophistiqués, soutenus par des érudits renommés, pour justifier et promouvoir ses positions philosophiques, critiquant la théorie de la partie adverse pour renforcer sa propre crédibilité. Ainsi, des théories distinctes ont été développées pour représenter les arguments de chaque faction. Jusqu'au règne du roi Ashoka, environ quatre cents ans après le Parinirvana du Bouddha, la communauté monastique était divisée en plus de vingt sectes, dont dix étaient affiliées au Sangha et dix au Mahasamghika. Le troisième concile où l'écrit a été introduit n'a eu lieu que lors du règne du roi Ashoka et de Kanishka. À cette époque, le Bouddhisme a été enregistré dans deux langues indiennes : le Sanskrit du Nord et le Pali du Sud.

Plus tard, le Bouddhisme a décliné en Inde même face à l'Hindouisme et à l'Islam, mais il a été préservé grâce à sa propagation dans les pays voisins. Les Sutras Pali, caractéristiques du Theravada (Petit Véhicule), ont été transmis vers le Sud de l'Inde, également connu sous le nom de Tradition du Sud. Quant au Mahayana (Grand Véhicule ou Grande Voie), composé de sutras écrits en Sanskrit, il s'est propagé vers le Nord, en dehors de l'Inde.
Chưa xemBởi VTHB
Traits principaux du bouddhisme selon les sectes

Au fil des siècles, le Bouddhisme a évolué dans différentes régions de l'Asie, donnant naissance à diverses écoles. Le Theravada a prospéré au Sri Lanka, en Thaïlande, au Cambodge, au Laos, en Birmanie, tandis que le Mahayana s'est répandu au Tibet, en Chine, au Japon, en Corée, au Vietnam entre autres. Chacune de ces traditions a maintenant ses propres ensembles de textes sacrés, de lois et de commentaires, formant trois collections distinctes.

Aujourd'hui, pour étudier le Bouddhisme dans ses dimensions sud et nord, on se tourne vers les sutras en pali du Sri Lanka, les textes en chinois de Chine, ainsi que les langues vernaculaires du Tibet. La raison est que les textes originaux en pali et en sanskrit, qui étaient présents en Inde, ont été en grande partie détruits par l'Islam dans le passé et ne sont plus disponibles dans leur intégralité.

Les deux ensembles de collections de sutras du Tripitaka (les Trois Corbeilles) qui étaient en circulation à l'époque étaient les suivants :

Dans la tradition du Sud, les collections du Tripitaka, connues sous le nom d'Agamas, comprenaient :

- Le Digha-Nikaya (Recueil des Discours Longs),

- Le Majjhima-Nikaya (Recueil des Discours de Longueur Moyenne),

- Le Samyutta-Nikaya (Recueil des Discours Regroupés),

- L'Anguttara-Nikaya (Recueil des Discours sur des Sujets Numérotés),

- Le Khuddaka-Nikaya (Recueil des Discours Divers).

Le Tripitaka de la Secte du Nord comprend une gamme de textes, dont les Nikayas, le Sutra du Saddharmapundarika (le Sutra du Lotus de la Bonne Loi, souvent appelé simplement le Sutra du Lotus), le Sutra de Vimalakirti Nirdesa, le Sutra Avatamsaka (le Sutra de la Guirlande), le Sutra Lankavatara, ainsi qu'une série d'écrits regroupés sous le nom de Prajnaparamita (la Perfection de la Sagesse), le Sutra du Diamant (le Sutra Vajracchedika Prajna Paramita), le Sutra d'Amitabha, les Sutras du Nirvana (le Sutra du Mahaparinirvana), et bien d'autres encore.

La présence de deux ensembles de canons issus du Theravada et du Mahayana, tous deux affirmant représenter les enseignements originaux du Bouddha, ne suffit pas comme preuve concluante pour les érudits ayant une approache scientifique. Ils remettent en question la solidité d'une telle conclusion, reconnaissant que les pensées initiales de l'arbre bouddhiste n'étaient pas la vaste forêt des philosophies bouddhistes que l'on observe aujourd'hui. L'authenticité du message original du Bouddha reste et restera toujours sujette au doute.

Malgré les efforts des moines visant à consolider tous les enseignements du Bouddha soit dans le Theravada, soit dans le Mahayana à travers une doctrine sur les Cinq Périodes englobant toute la Dharma du Bouddha, ils n'ont pas réussi à apaiser les tensions de l'époque ni à répondre aux questions posées par d'autres érudits bouddhistes. Les cinq périodes des enseignements du Bouddha sont :

I. Après son illumination, le Bouddha demeura sous l'arbre de la Bodhi pendant vingt et un jours supplémentaires. Pendant ce temps, il était dans un état d'extase. Les enseignements issus de sa Réalisation étaient d'une profondeur telle qu'ils ne pouvaient être compris que par les divinités, et non par les gens ordinaires. Ces enseignements sont consignés dans le Sutra Avatamsaka, d'où le nom de cette période, Avatamsaka.

II. Le Bouddha se rendit à Varanasi (le parc aux daims). Constatant que ses enseignements étaient difficiles à saisir pour les autres, il les simplifia et commença à prêcher les Quatre Nobles Vérités et les Douze Causes. Cette période est connue sous le nom d'Agama.

III. La popularité de la doctrine du Bouddha entraîna des conflits avec d'autres groupes religieux et écoles philosophiques. Cela poussa le Bouddha à défendre ses théories, et toutes les discussions et rationalisations de cette époque sont consignées dans le Vimalakirti et le Tripitaka. Les enseignements de cette période représentent un mélange de Theravada et de Mahayana, appelé le Vaipulya (étendu).

IV. Le Bouddha dispensa des enseignements à des disciples dotés d'une intelligence supérieure, se concentrant sur les principes suprêmes de l'univers. Cette période est connue sous le nom de Prajna (sagesse).

V. Le bouddhisme atteignit sa maturité alors que le Bouddha enseignait la doctrine du Véhicule du Bodhisattva à ses étudiants les plus avancés. Cette phase est appelée le Lotus-Nirvana.

Accepter les classifications de tous les enseignements du Theravada et du Mahayana selon le point de vue ci-dessus représente un défi pour les Theravādins. Cependant, d'un point de vue logique, indépendamment des distinctions entre le Theravada et le Mahayana, toutes les théories trouvent leurs racines dans les efforts continus et persistants de nombreux moines et érudits dévoués. L'initiateur de ces enseignements était le brillant Sakyamuni, suivi par de nombreux autres patriarches sur une période étendue. Un groupe de chercheurs religieux, qu'ils soient célèbres ou anonymes, s'est consacré à la recherche de la Vérité, inventant diverses méthodes de guérison spirituelle pour l'humanité, ce qui a finalement façonné le bouddhisme contemporain.

De nos jours, les intellectuels se préoccupent moins de savoir si un sutra particulier provient directement du Bouddha ou d'autres sages, et accordent davantage d'importance à son authenticité, à son utilité et à ses avantages pratiques. Les moines bouddhistes sont également encouragés à ne pas laisser la foi et la superstition entraver leur compréhension des enseignements du Bouddha. On les incite à adopter une approche mentale qui rejette la croyance aveugle et à ne pas accepter quelque chose simplement parce qu'il est soit répété par quelqu'un, soit enraciné dans la tradition, la croyance populaire ou les rumeurs. Ils sont avertis contre la croyance fondée sur l'autorité des sutras, les déclarations individuelles, le statut d'un moine vénérable ou du Bouddha, les présomptions ou les préjugés personnels. L'accent est surtout mis sur l'interrogation basée sur la raison, l'expérience et la vérification pour déterminer si une croyance est conforme à la vérité.

Si nous appliquons une telle approche pour examiner le bouddhisme et ses théories, en évaluant leur praticité, leur rationalité et leur utilité, cela peut être comparé à l'examen d'autres sujets scientifiques qui servent l'humanité. Sans cette méthode, le bouddhisme pourrait être sujet au doute, au ridicule ou à l'indifférence de la majorité, car il pourrait être perçu comme enveloppé dans l'obscurité de la superstition, du fanatisme et des illusions des non éduqués.

Nous explorerons systématiquement les contours complets et objectifs présentés par le bouddhisme, en visant la libération de l'illusion. Cet examen s'adresse aux chercheurs et aux croyants, du passé ou du présent, et favorise une compréhension ancrée dans l'objectivité et la science.

(to be continued)
Chưa xemBởi VTHB
La Voie du Milieu dans le Bouddhisme

Pendant la vie du vénérable Sakyamuni, la société indienne comptait plus de soixante-dix doctrines spirituelles différentes. Chaque doctrine proposait une approche distincte et affirmait que seule sa voie menait à l'illumination suprême.

Le prince Siddhartha Gautama avait également exploré de nombreuses voies avant de découvrir son propre chemin. Les écrits bouddhistes racontent qu'il a atteint l'illumination et enseigné pour la première fois le Dharma aux cinq ascètes. Le Petit Véhicule proclame que cette doctrine des Quatre Nobles Vérités est une vérité merveilleuse, unique en son genre. Le Sutra de la Mise en Mouvement de la Roue (Dhammacakkaappavattana) du Dharma enregistre : "Ce n'est que lorsque, ô moines, la connaissance absolue du Bouddha sur les quatre Nobles Vérités, sous trois aspects et douze façons, soit parfaitement claire et évidente, que le Bouddha déclare devant l'assemblée composée de divinités, de démons et d'humains, parmi les moines, les brahmanes, les dieux et les hommes, qu'Il a réalisé l'illumination suprême, la connaissance suprême."

Pendant cette période, de nombreux Dévas terrestres étaient présents et acclamaient : "À Varanasi, dans le Refuge de la Forêt des Gazelles à Isipatana, le Bienheureux a mis en mouvement la Roue inégalée du Dharma, qui ne peut être élucidée par les prêtres, les Dévas, Mara, Brahma (le dieu créateur de l'hindouisme), ou quiconque d'autre dans le cosmos." Le sutra Theravada mentionne également qu'à ce moment-là, le cosmos aux dix mille plis tremblait et secouait violemment.

Que dit le vénérable Sakyamuni à propos du salut qu'il a réalisé pour les cinq ascètes et que les écrits du Petit Véhicule proclament comme une vérité suprême jamais connue des humains, des dvinités, des divinités supérieures et même de Dieu lui-même ? Poursuivons la lecture du Sutra de la Mise en Mouvement de la Roue du Dharma sur les Quatre Nobles Vérités :
"Oh moines, il y a deux extrêmes que les renonçants doivent éviter :

1. L'attachement aux plaisirs sensuels vulgaire, grossier, mondain, indigne de la noblesse vertueuse et de la réalisation ultime, tout à fait inutile.

2. L'ascétisme rigide et excessif, douloureux, indigne de la noblesse vertueuse et de la réalisation ultime, tout à fait inutile."
Renonçant à ces deux extrêmes, le Bienheureux a réalisé la Voie du Milieu, qui apporte la vision claire et à la compréhension, qui mène à la sérénité, à la sagesse suprême, à l'illumination et à la délivrance."

Le Bouddha a poursuivi son enseignement : "Oh, moines, voici maintenant la vérité suprême sur la souffrance (les Quatre Nobles Vérités) : La naissance est souffrance, la vieillesse est souffrance, la maladie est souffrance, la mort est souffrance, vivre avec ceux qu'on n'aime pas est souffrance, être séparé d'êtres chers est souffrance, ne pas obtenir ce que l'on désire est souffrance. En somme, les cinq agrégats eux-mêmes sont souffrance.
Maintenant, ô moines, voici la vérité suprême sur l'origine de la souffrance (les Quatre Nobles Vérités) : C'est le désir qui est la cause de la renaissance. C'est s'attacher à la recherche passionnée de satisfaction relative aux choses (la vie). C'est ce désir, cette fixation aux plaisirs terrestres ; c'est s'accrocher à l'idée de l'existence ainsi qu'à celle de non-existence (après la mort, c'est le néant).
Maintenant, ô moines, voici la vérité suprême sur l'éradication de la souffrance (les Quatre Nobles Vérités) : C'est l'abandon complet et la destruction même de ce désir. C'est renoncer au désir, le rejeter, s'en libérer et s'en détacher.
"Et maintenant, Bhiksus, voici la Vérité sur le chemin menant à la cessation de la souffrance (la Voie Sainte): c'est ce Noble Chemin Octuple" (Samyutta Nikaya).

À travers ce Sutra de la Mise en Mouvement de la Roue du Dharma, nous devons examiner comment les moines bouddhistes ont expliqué le Chemin du Milieu.

Dans la société indienne et à l'époque du Bouddha, il y avait deux principales doctrines sur l'âme : celle de la croyance en une vie après la mort et celle de l'annihilation. Selon la dernière, après la mort, l'être humain cesse d'exister complètement, devenant néant. Toutes les substances qui composent le corps humain, ainsi que tous les aspects de l'esprit et de la pensée, sont annihilés. Rien ne subsiste après la mort qui signifie la fin de tout. Seule la vie présente est réelle.

Livrez-vous à la nourriture, à l'appropriation et à la jouissance de tous les plaisirs autant que vous pouvez, car la mort est inévitable pour tous. La morale est une illusion, la religion une folie délirante, une maladie mentale. Seuls les plaisirs terrestres sont réels ; aucune nécessité de réprimer les désirs et les instincts, car ils font partie intégrante de l'héritage naturel de l'homme.

En ce qui concerne les sectes qui croient en une vie après la mort, elles proposent diverses pratiques étranges et souvent contre nature qui attirent de nombreux fidèles ignorants et superstitieux. Certaines sectes sont pour la nudité, d'autres pour le manque d'hygiène, d'autres encore pour la mortification et qui optent pour la flagellation ou des pratiques telles que rester debout sur une seule jambe, ou l'austérité etc...

Le prince Siddhartha Gautama s'est longtemps adonné à l'austérité. Il a jeûné au point de devenir squelettique et de perdre conscience. Il a alors réalisé que cette pratique affaiblissait son corps et son esprit, ajoutant à sa propre souffrance au lieu de le conduire à la libération. Il a donc abandonné cette voie pour revenir à une alimentation normale. Les cinq disciples d'Anna Kondanna, qui avaient également suivi cette pratique avec le prince, l'ont vu abandonner et ont commenté : "Le moine Gautama est retourné à ses habitudes luxueuses, a cessé ses efforts et a repris une vie aisée."
La croyance profondément enracinée dans l'efficacité de l'ascétisme dévoué et d'un mode de vie non conventionnel comme moyen de libération est difficile à dissiper dans l'esprit hindou.

C'est pourquoi, lors du premier sermon aux cinq moines, le Bouddha Sakyamuni a mis en avant la voie médiane. Cette voie consiste à ne pas se laisser emporter par les plaisirs sensuels, comme le préconisait la doctrine de l'annihilation, ni à s'attacher à une pratique austère.
Le principe de la Voie Médiane peut sembler simple à première vue, mais en pratique, il est très flexible selon la perception individuelle. Jusqu'où aller dans les plaisirs sensoriels ? Où s'arrêter pour ne pas tomber dans l'austérité ? La réponse est loin d'être évidente.
Chưa xemBởi VTHB
La Voie du Milieu dans le Bouddhisme (Continué de la précédente)

En réalité, de son vivant, le Bouddha Shakyamuni a dû affronter l'ambition de Devadatta, qui cherchait à prendre sa place. Devadatta se fondait sur les principes vertueux, empreints de pureté et conformes aux croyances traditionnelles sur les pratiques insolites et austères des sages indiens pour presser le Bouddha à établir cinq règles supplémentaires pour les moines itinérants :

1. Résider dans la forêt tout au long de leur vie.

2. Mener une existence d'errance.

3. Fabriquer leurs vêtements à partir de tissus récupérés des ordures et dans les cimetières.

4. Vivre sous les arbres.

5. Suivre un régime végétarien durant toute leur existence.

Face au Bouddha et aux moines, Devadatta a demandé : " Mes compagnons, qu'est-ce qui est le plus élevé, mes exigences ou les paroles du Bienheureux ? Celui qui ne veut plus souffrir devrait me suivre."
En argumentant qu'un mode de vie et un style vestimentaire inhabituels seraient plus dignes des comportements des Êtres Supérieurs, Devadatta a réussi à attirer de nombreux nouveaux novices monastiques. Bien qu'ils aient des idéaux nobles, ces novices étaient dépourvus d'expérience pratique. Ils étaient nombreux à abandonner le Boudha pour Devadatta. Plus tard, le Bouddha a dû envoyer Sariputra et Moggallana qui, pour ramener ces âmes égarées vers La Voie, devaient employer des explications complexes.

La tendance à magnifier son image et à adopter des comportements singuliers pour attirer l'attention sur sa réputation de sainteté semblait être une constante chez Devadatta, un homme dépourvu de véritable sagesse mais animé par une ambition ardente pour la libération, comme c'était le cas des gens de l'Inde à cette époque.

Cet événement s'est produit une fois de plus après le parinirvāṇa du Bouddha. Selon la tradition monastique de l'époque, les moines devaient vivre en célibataire dans les monastères pour se consacrer entièrement à la pratique et à la propagation du Dharma. Cette pratique était largement appréciée. Des rumeurs et des affirmations exagérées disaient qu'ils contrôlaient totalement leur corps, en particulier en ce qui concernait les désirs sexuels. Mais lors d'une assemblée, un moine s'est levé pour réfuter ces allégations en affirmant que même ceux qui étaient considérés comme des disciples accomplis avaient encore des éjaculations nocturnes.

Après le parinirvāṇa du Bouddha, la voie du milieu vers la libération, telle qu'enseignée par le Bouddha, a été débattue au sein des rangs des enseignants religieux. Plus de quarante sectes différentes prétendaient en être les véritables héritières.
Les principales différences se trouvent dans les deux principales écoles du Bouddhisme, à savoir le Petit Véhicule et le Grand Véhicule. Ces différences fondamentales portent sur leurs croyances concernant le Bouddha, leur vision de l'univers et de la vie, ainsi que leurs méthodes de libération. Au fil du temps, ces divergences sont devenues de plus en plus conflictuelles. Les moines du Petit Véhicule ont même qualifié ceux du Grand Véhicule de fils illégitimes du Bouddhisme, ceux-ci ayant oublié Bouddha et étant allés bien au-delà de Ses enseignements.

D'un autre côté, le Grand Véhicule a ses raisons lorsqu'il qualifie le Petit Véhicule d'hérésie, car ses moines étaient trop attachés aux écritures, leur esprit était trop étroit et égoïste avec un réel manque de compassion et d'humilité et donc, ils ne ne pouvaient exprimer pleinement l'essence des enseignements du Boudha. Le contenu de cet article se concentre uniquement sur les aspects essentiels des deux écoles liés aux problèmes sociaux actuels de la civilisation moderne, basés sur des lois objectives et la réalité de la vie quotidienne.

Tout d'abord, selon le Petit Véhicule, la vie est perçue comme une mer de souffrance. Aucune divinité ne peut libérer l'homme de cette existence douloureuse. Ainsi, seule la personne qui le désire peut rompre les liens de ce cycle sans fin de naissance et de mort. Pour transcender ce monde, il faut s'efforcer d'éliminer les tourments de la vie quotidienne, se détacher de l'ego et abandonner tout ce qui a trait à la vie matérielle car tout est dépourvu de réalité intrinsèque et détestable. Selon cette perspective, il n'y a qu'une seule voie qui est celle de devenir moine pour aspirer à atteindre la libération. Aucun espoir pour la plupart des êtres humains.

Une attitude profondément désenchantée envers le monde contemporain et envers soi-même, associée à un individualisme radical dans la quête de la libération, voilà le but que le Petit Véhicule du Bouddhisme propose à l'humanité selon sa propre voie. C'est pourquoi le Bouddhisme est souvent considéré comme une doctrine pessimiste à l'extrême.
Cependant, pour suivre cette voie d'annihilation du moi, le Petit Véhicule a laissé de nombreuses preuves montrant qu'ils n'ont pas véritablement éliminé leur ego. Au contraire, l'importance qu'ils accordent à leur maître religieux, leur secte, leur religion et même à leur propre statut monastique semble plus prononcée que jamais.

(à suivre)
Chưa xemBởi VTHB
Certaines idées principales des textes canoniques du Petit Véhicule permettent de mieux comprendre les affirmations ci-dessus. Il est recommandé de les consulter :

1. Le Sutta Majjhima Nikaya Ariyapariyesana (sutta n°26) relate l'histoire de la rencontre entre le moine Upaka et le Bouddha. Upaka demande alors au Bouddha : "Qui est ton maître? De qui tiens-tu ton enseignement? Pourquoi as-tu abandonné la vie domestique?"
Le Bouddha répondit: "Le Bienheureux a tout transcendé, il a tout compris. Il a rompu tous les liens. Il s'est libéré de tout. Il a tout fait pour anéantir tout désir. Etant allé au fond des choses, qui le Bienheureux pourrait-il appeller son maître ? Personne n'est son égal. Sur cette terre, même parmi les dieux et les hommes, personne ne peut être comparé au Bienheureux. Véritablement, le Bienheureux est un Arhat dans ce monde. Il est le maître suprême, complètement éveillé, silencieux, serein et pur. Le Bienheureux se rend actuellement à Kasi pour faire fonctionner la Roue du Dharma dans ce monde d'ignorance. Il résonnera du tambour de l'Incommensurable et de l'Inaltérable.

2. Après son illumination, alors qu'il méditait assis sous l'arbre Ajapala, sur les rives de la rivière Neranjara, les textes du Petit Véhicule consignent les pensées suivantes du Bouddha :
"En vérité, c'est une souffrance de n'avoir personne à vénérer et à honorer. Ou devrais-je chercher un samana ou un brahmane à adorer, afin de cultiver la vertu, la concentration, la sagesse et la libération ultimes ? Mais sur cette terre, je ne vois personne, parmi les dieux, les rois démoniaques ou les humains, parmi les samanas, les brahmanes, le ciel et la terre, qui ait atteint une libération plus élevée que moi-même et que je pourrais approcher, vénérer et adorer. Ou devrais-je plutôt vénérer et honorer la Vérité que j'ai réalisée?" (Le Bouddha et le Dharma - Narada - pages 75-76).

En réalité, les sages sont souvent modestes. Socrate, le philosophe grec, dit : "Ce que je sais le mieux dans ma vie, c'est que je ne sais rien." De même, Confucius a enseigné : " Je sais que je ne sais pas; c'est cela savoir." Que penserait un grand maître spirituel tel que le Bouddha de ces paroles d'auto-glorification et de grandeur qui Lui étaient attribués dans le but de Le glorifier? Et quel regard porterait la science contemporaine sur cette voie de l'anéantissement du moi ?

Sublimer le Maître pour se faire valoir soi-même est montré de façon évidente dans le passage suivant : "Puisque les moines possèdent également des qualités éminentes et nobles, ils méritent aussi le respect du Bouddha - le Bouddha a donné ce discours au monastère Jetavara à Savatthi, bien après la fondation du Sangha. Il voulait montrer son respect envers les moines âgés et conseiller Maha Pajapati Gotami de leur offrir un habit qu'elle Lui avait cousu avec grand soin." (Le Bouddha et le Dharma - Narada - page 77).

Contrecarrer les excès du Petit Véhicule, rectifier leur vision pessimiste de la vie humaine, ajuster leur arrogance doctrinale, ouvrir leurs yeux sur leur responsabilité envers la société, leur rappeler qu'ils n'ont encore rien atteint et qu'ils sont inférieurs aux gens ordinaires à bien des égards, leur enseigner l'humilité car leur orgueil envers les dieux ou les rois célestes est contraire à la vertu, les sensibiliser au fait que leur pratique contrevient souvent aux lois naturelles, auxquelles ils se croient plus sages, que leur connaissance est limitée et sujette à l'erreur, alors qu'ils se considèrent comme des êtres remarquables, omniscients dignes d'adoration et de louanges. Toutes ces raisons ont conduit le Mahayana à élaborer progressivement sa propre doctrine au fil des millénaires.

En effet, tandis que le Petit Véhicule considère leurs enseignements des Quatre Nobles Vérités et des Huit Voies Nobles comme l'apogée de la sagesse, le Grand Véhicule les a corrigés poliment en disant que ce ne sont que des leçons élémentaires destinées aux moins évolués qui ont des difficultés à comprendre et qui nécessitent la guidance du Boudha.
(à suivre)
Chưa xemBởi VTHB
La Voie du Milieu

Alors qu'ils désavouent l'aide des maîtres spirituels du monde et des cieux, le Mahayana leur révèle les royaumes des dix directions, peuplés d'une multitude de Bouddhas et de Bodhisattvas, ayant atteint l'illumination depuis des éons et désireux de les soutenir et de les sauver.

Alors qu'ils redoutent les afflictions, le Mahayana leur montre habilement que c'est là la source même de l'éveil.

Alors qu'ils cherchent à fuir et à se détacher du monde pour atteindre le nirvana, le Mahayana leur révèle que la vie et la mort sont en réalité le nirvana.

Alors qu'ils cherchent égoïstement à se libérer eux-mêmes en laissant les autres à leur sort, le Mahayana leur révèle qu'il existe de nombreux anciens Bouddhas qui, ayant atteint ce stade depuis des éons, continuent à secourir les humains. Ces Bouddhas ont fait le vœu de ne pas profiter du nirvana tant qu'il restera un seul être non éveillé.

Alors qu'ils adoptent une attitude cynique et pessimiste et évitent leurs responsabilités, le Mahayana leur conseille de revenir à la vie quotidienne et de s'acquitter de leurs quatre dettes : celle envers l'humanité, leur nation, leurs parents, frères et sœurs, ainsi que celle envers les Trois Joyaux, avant même de songer à atteindre la libération.

Alors qu'ils pensent avoir atteint l'illumination, le Mahayana leur rappelle que même les grands disciples du Bouddha, tels que Shariputra et les grands bodhisattvas comme Manjushri, doivent encore passer par de nombreuses vies avant d'atteindre l'illumination. Le Mahayana souligne également que parmi les cinq mille personnes dans l'assemblée de la Fleur de Lotus, aucune n'est encore éveillée. Pour un moine Theravadin, se considérer éveillé est perçu comme de l'arrogance.

Alors que les moines du Petit Véhicule se croient supérieurs aux rois célestes dans les différents royaumes, le Grand Véhicule affirme que ces êtres sont tous des grands Bodhisattvas, possédant une sagesse des millions de fois plus grande que la leur.

Bien qu'il existe des positions très divergentes depuis les premiers millénaires du bouddhisme, les deux écoles, Petit et Grand Véhicule, considèrent encore à ce moment-là que le célibat est une règle immuable pour les moines bouddhistes.

Progressivement, certains courants du Grand Véhicule au Tibet, en Chine et au Japon, ont abandonné ces règles. Les moines se mariaient et menaient une vie ordinaire. Ils ont montré qu'ils pouvaient toujours réussir dans la pratique spirituelle et la diffusion de la doctrine bouddhiste.

Au Tibet, le maître Padmasambhava, considéré comme un grand Bodhisattva par le peuple, chef spirituel de l'école Nyingma, a lui-même fondé une famille. Il fut le premier à propager avec succès la doctrine bouddhiste au Tibet.

Ensuite, Marpa, l'un des plus éminents maîtres de l'école Kargyutpa, avait également une famille et était considéré par le peuple tibétain comme un saint. En Chine, Tế Điên, un moine qui avait l'habitude de consommer de la viande de chien et de se saouler, mais qui était remarquablement sage et puissant, était vénéré par le peuple comme un Arhat manifesté. Il y a aussi l'histoire d'un moine nommé Chí Công, qui consommait de la viande d'oiseau en public sans aucune gêne, etc...

Au Japon, Chơn Loan, le fondateur de l'école de méditation Zen, a été conseillé par Avalokiteshvara Bodhisattva de se marier et de guider les gens dans leur pratique spirituelle. Ainsi, ceux qui mènent une vie domestique sont tout à fait aptes à progresser sur le chemin de l'illumination. Aujourd'hui, cette école compte de nombreux adeptes et est la plus répandue au Japon, avec des moines qui ont tous une vie familiale.

En résumé, à travers l'évolution du temps, aujourd'hui, dans la vision bouddhiste et surtout celle du Mahayana, on est arrivé à la conclusion que la pratique des saints ne vise pas les actions contraires à la loi naturelle. Au contraire, ils vivent avec sérénité au sein des tourments de la vie, aidant les autres à se libérer de la souffrance et à propager la vertu sans se lasser.

Le bouddhisme connaîtra-t-il d'autres changements majeurs dans son explication de la voie et des méthodes de libération ? Le futur répondra...

(à suivre)
Chưa xemBởi VTHB
Le Bien et le Mal

Le concept du bien et du mal a été évoqué depuis toujours. Presque toutes les religions et les systèmes éthiques différents ont établi des normes pour définir les bonnes et mauvaises actions, avec des promesses de récompenses dans l'au-delà ou de châtiments par le feu de l'enfer à leurs fidèles. Cependant, il y en a toujours qui remettent parfois en question les normes morales de leur religion et de leur société. Soit à cause des événements sociaux autour d'eux qui semblent ne pas correspondre aux croyances enseignées, soit parce qu'ils aspirent à vivre en dehors des contraintes imposées, autant de raisons pour eux de douter. Existe-t-il des récompenses ou des châtiments infligés par les dieux ou par Dieu aux humains ? Pourquoi tant de personnes cruelles et hypocrites prospèrent-elles dans la vie, tandis que des bonnes personnes doivent, quant à elles, subir malheurs et pauvreté ? Dieu existe-t-il ? Si non, on ne peut pas Le blâmer. Et si oui, Dieu serait-il injuste, partial ou aveugle ?

Quels sont les points de vue de la parapsychologie et de la métaphysique pour éclaircir cette question du bien et du mal, source d'interrogations pour beaucoup ? Dans cet article, nous essaierons de la comprendre et utiliser la métaphysique pour tenter d'y apporter une réponse, du moins en partie.

Tout d'abord, il est nécessaire de définir les limites de la connaissance humaine. Les individus ne peuvent comprendre qu'eux-mêmes, les autres, la nature et l'univers matériel à travers leurs six sens. Il est également important de reconnaître que les interventions divines ne se produisent que dans certains cas exceptionnels, et même alors, elles ne sont pas toujours évidentes dans la vie quotidienne. Ce sont les miracles et les bénédictions accordées à certains individus choisis comme modèles dans la vie, que seuls certains chercheurs en parapsychologie ou personnes ont eu la chance d'en être témoins.
En se fondant sur l'observation et le raisonnement intellectuel, il est possible d'évaluer les événements tangibles et surnaturels afin de formuler des lois matérielles ou des principes immatériels.

Malgré cela, l'ambition démesurée concernant l'univers matériel s'est avérée un échec manifeste pour les scientifiques modernes. Par conséquent, ne soyons pas trop avides de tout connaître des domaines spirituel et divin. Accepter nos modestes connaissances est la manière la plus raisonnable et appropriée pour explorer le monde, l'univers, ainsi que les lois divines, le mécanisme céleste, les entités spirituelles et ...Dieu.

La science matérielle a en partie réussi à explorer l'univers, à comprendre la création matérielle qui nous entoure et à étudier l'humanité dans sa vie tangible. Elle a également découvert certaines lois matérielles à appliquer dans la maîtrise de la nature et l'amélioration de la vie humaine.

Pendant plus de deux siècles, de nombreuses découvertes en sciences naturelles et sociales ont été appliquées dans la vie quotidienne, apportant de nombreux avantages à l'humanité. Cependant, malgré cette période de progrès et d'innovation, la science moderne avoue qu'elle ne maîtrise pas encore la totalité des éléments constitutifs d'un atome.
Ne parlons même pas de comprendre l'univers, avec ses milliards de planètes semblables à la terre. Le scientifique le plus éclairé ce jour ignore encore la forme exacte de son nez, le nombre de poils de ses sourcils, ou les innombrables autres éléments de son propre corps. Ainsi, il est juste de dire que la science est insignifiante au vu de tout ce qu'elle ignore encore sur l'univers matériel.
En observant les événements dans le ciel, sur la terre et dans la mer, il devient clair que certaines actions liées au bien et au mal se manifestent dans la vie des animaux. Au cœur de la jungle, il existe une loi immuable parmi les animaux, " celle du plus fort ". Lions, tigres, léopards, ours... utilisent leur force pour abattre cerfs, biches, chèvres, moutons, taureaux ...et les dévorer vivants.
Face à ces prédateurs sauvages et leurs crocs et griffes, les petits animaux ne peuvent que fuir de toutes leurs forces. C'est la loi de la jungle. Et qu'en est-il au fond de l'océan ? Les micro-organismes près de la surface se nourrissent d'algues vertes. Les petits poissons mangent ces micro-organismes. Certains gros poissons avalent de bancs de petits poissons pour vivre. Les poissons géants se nourrissent de diverses autres espèces de poissons. Pareil dans les airs : les oiseaux se nourrissent d'insectes, de petits animaux et de poissons. En général, il est difficile de discerner le bien du mal dans le monde animal.
Comparé aux animaux, l'histoire de l'humanité a laissé de nombreux récits de guerres au sein de petites tribus, de grandes civilisations, de nations ou de blocs de nations, les hommes cherchant à se dominer les uns les autres.
Certaines nations ont été complètement exterminées ou assimilées par d'autres. Même au sein d'une société, les individus intelligents, forts et rusés dominent souvent les plus faibles et les moins éduqués pour s'approprier les avantages. Ces réalités ont conduit certains à s'exclamer : "L'homme est un loup pour l'homme."

(à suivre)
Chưa xemBởi VTHB
Le Bien et le Mal

Ces réalités sociales ont amené certains esprits pratiques à prôner l'idée qu'il faut être fort comme un lion et rusé comme un renard pour dominer les autres et atteindre la richesse. Pour eux, c'est la vérité fondamentale de la réussite sociale. Malgré les cruautés et les massacres pour la survie, la conscience humaine persiste grâce aux sages et aux prophètes qui enseignent la justice, la charité et l'amour entre êtres humains. L'appel à mener une vie sainte en vue du royaume des cieux est toujours suivi par une partie de l'humanité.
En réalité, la vie humaine ne ressemble pas à celle des animaux, bien que l'instinct animal se manifeste encore souvent dans les interactions entre individus. La raison et la conscience persistent malgré des combats terrifiants.

La vie sociale d'un peuple est régie par des lois visant à prévenir les intentions malveillantes de certains individus. Les principes d'égalité, de fraternité et de justice sont constamment rappelés dans la société humaine. L'opinion publique et le droit international obligent les nations à respecter plus ou moins certaines règles dans leurs différends et conflits. Cependant, dans la réalité, certains individus contournent encore les lois nationales ou internationales à leur profit.

Ceux qui suivent une religion ou une philosophie morale mettent souvent leur foi dans les divinités et en Dieu pour vivre selon leurs idéaux. Ils trouvent la paix dans la loi divine, pensant qu'elle les protège contre l'injustice ou ils acceptent d'attendre le dernier jugement. Que de phrases pour dire leur foi : "On récolte ce que l'on sème", "À méchant, méchant et demi", "Qui sème le vent récolte la tempête", "Qui vit par l'épée périra par l'épée", "La vertu peut vaincre le destin", "Les dieux veillent...", etc.
La religion a joué son rôle crucial en conseillant le bien, faisant en sorte que les gens acceptent leur vie et endurent les rivalités cupides et rusées des autres.

Cependant, à un moment de leur vie, certains peuvent se sentir méprisés, opprimés ou contrariés par des fortunés qui agissent par inadvertance ou délibérément. Ils commencent alors à douter : est-il vrai que la bonne conduite est récompensée ? Pourquoi certaines personnes apparemment immorales sont-elles riches et puissantes ? Leur foi religieuse vacille. Et peut-être que des événements inexplicables remettent en question leurs principes moraux profonds ? ils se tournent alors vers des ruses et des stratagèmes pour se lancer dans la cPour la plupart des gens, il est difficile de percevoir les récompenses ou les punitions divines. Les humains ne voient qu'une partie fragmentaire de la vie des personnes vertueuses ou malveillantes. Ils voient les méchants dans leur apogée, mais rarement lorsqu'ils subissent les conséquences de leurs actes. Les bouleversements et les changements arrivent souvent dans la vie des personnes malveillantes, mais en raison de leur vision limitée, les gens ont du mal à s'en rendre compte et pensent souvent que ces conséquences n'existent pas.ourse aux richesses et au pouvoir.

Pour la plupart des gens, il est difficile de percevoir les récompenses ou les punitions divines. Les humains ne voient qu'une partie fragmentaire de la vie des personnes vertueuses ou malveillantes. Ils voient les méchants dans leur apogée, mais rarement lorsqu'ils subissent les conséquences de leurs actes. Les bouleversements et les changements arrivent souvent dans la vie des personnes malveillantes, mais en raison de leur vision limitée, les gens ont du mal à s'en rendre compte et pensent souvent que ces conséquences n'existent pas.

Comment comprendre le fonctionnement des divinités dans le jugement, la réforme ou la punition des individus, des familles ou des nations ? C'est une tâche vaste, complexe et interdépendante, avec de nombreuses inconnues qui échappent aux hommes et les conduit souvent à des suppositions superficielles et limitées.

Encore aujourd'hui, les interventions divines sont présentes dans la vie humaine, mais la plupart des gens n'y prêtent pas attention lorsqu'elles semblent normales. Même dans les cas évidents, peu de gens en sont conscients, à part les spécialistes, les intéressés et leurs familles.


(à suivre)
Chưa xemBởi VTHB
Nous allons vous présenter trois histoires d'interventions divines sur les actions, bonnes ou mauvaises, des humains:

1- La commune L.D., dans le district de C.T., province de V.B., fut administrée par un membre de comité du parti après le 30 avril 1975. Sous l'influence du matérialisme dialectique, ce dernier détruisit des temples et des sanctuaires et rendit difficile la vie de nombreux prêtres et médiums qui durent partir pour trouver la paix.

Un certain temps après, son fils fut possédé par un esprit et tomba malade. Chaque soir au crépuscule, l'esprit entrait dans le corps de ce dernier, le faisant gesticuler et insulter son père. Il quittait le corps quelques heures après. Ces épisodes répétitifs irritaient ce dernier, qui se croyait tourmenté par des démons. Il raconta avoir tiré des rafales de M16 sur les arbres autour de sa maison pour les faire fuir. Mais les manifestations recommençaient chaque nuit. Une fois, il tira trois coups vers les pieds de son fils pour effrayer l'esprit qui le défiait. Rien n’explosa. Cette expérience le refroidit, et il gardait en souvenir les balles défectueuses qu'il me montra lors de notre rencontre.

Un certain temps après, lui-même fut possédé par un esprit, ce qui le contraignit à suivre un régime végétarien, car il vomissait toute la viande qu'il mangeait. Lorsque je le voyais, il était végétarien depuis plus de sept mois.

Les esprits se mettaient ensemble pour le convertir. Chaque nuit, ils entraient dans le père et le fils, les faisaient se battre pendant des heures. Le père s'effondrait à chaque fois et perdait.

Depuis qu'il était malade, il suivait les conseils de sa femme et de sa belle-mère et visitait divers temples dans l'espoir d'une guérison. Plusieurs maîtres spirituels lui recommandèrent de vénérer un Bouddha ou Bodhisattva, ou d'étudier diverses doctrines. Il suivit à la lettre toutes ces recommandations.
Depuis sa maladie spirituelle, les médiums et prêtres chassés revinrent peu à peu dans la commune et purent s'installer sans être ennuyés.

Une nuit, alors que le père et le fils étaient possédés et se battaient, plusieurs médiums arrivèrent successivement chez lui sans coordination préalable. Ils rejoignirent la lutte pour aider le père contre l'esprit du fils. Malgré leurs efforts, tous furent finalement vaincus par la puissance spirituelle du fils.

L’esprit qui possédait le fils bougeait son corps pour imiter les gestes d'un grand oiseau et proclamait être un paon monté par la Buddha-Mother Cundi. Il affirmait ne redouter que le mantra et le sceau de la Buddha Cundi. L’histoire circula parmi les maîtres spirituels et parvint à un de nos amis. À ce moment-là, je diffusais le mantra de Maha Cundi Bouddha traduit par le Vénérable Thích Viên Đức. Sachant que c'était une opportunité d'aider ceux qui manquaient de foi, je consultai les esprits et reçus l'ordre de guérir la personne.

Fait vraiment surprenant : un militant communiste depuis plus de 20 ans qui succombait au pouvoir des esprits. Il avait aménagé un grand autel avec quatre grandes statues de Bouddhas et de Bodhisattvas, et à côté un meuble contenant plus de 20 livres sacrés. Sa maison était devenue on peut le dire un véritable temple. Quant à lui, il s'occupait assidûment des offrandes chaque jour.

En me voyant, le fils adoptif fut immédiatement possédé par un esprit qui, avec force, me demanda pourquoi je voulais aider cet homme. L'esprit, à travers le corps du fils, manifesta des gestes de défense et était prêt à m'attaquer.
Expert en mysticisme, j'entrepris de l'exorciser. Je formai le mudra de Cundi et ainsi, dirigeai une force surnaturelle vers le fils qui, assis sur un divan en bois, tomba inconscient par terre avec un grand bruit.
Cinq minutes plus tard, un autre esprit, arborant une attitude sérieuse et distinguée, entra dans le fils et exigea une compensation pour la vie de son disciple tué, dit-il par le mudra de Cundi.

Je fis semblant de plaider et promis de ramener à la vie son disciple. Il acquiesça avec satisfaction. Devant l'autel, je priai Dieu et les Bouddhas des dix directions à haute voix, pour que la famille entende. Je demandai leur bénédiction et leur force pour chasser l’esprit de l’endroit où le fils était tombé. Le paon reprit vie et réintégra le corps du fils, adoptant une attitude de soumission et de respect envers moi. Après cette mise en scène, où j’avais joué le rôle principal, la famille de l'ancien membre du comité (le public) manifesta sa joie et se réjouit d'avoir rencontré un Maître.

J'expliquai à l'homme la cause de sa maladie, lui indiquai la méthode de pratique et lui enseignai la doctrine de Cundi Bouddha.
Environ un mois plus tard, j'appris qu'il était complètement guéri de sa maladie spirituelle. Toute sa famille avait organisé une cérémonie de remerciement en l'honneur de l'Empereur de Jade, comme avaient promis sa belle-mère et sa famille auparavant.

Des événements similaires survinrent dans de nombreuses familles de cadres communistes après le 30 avril 1975. Cet article ne peut pas tous les couvrir.

(à suivre)
Chưa xemBởi VTHB
La deuxième histoire

Une hôte à qui j’ai eu l’occasion de transmettre l’initiation spirituelle lors de mon dernier voyage en France m’a raconté l’histoire suivante :
Après sa mort, son père est devenu très présent spirituellement. Plusieurs membres de la famille l'ont vu revenir, et leurs prières étaient toujours exaucées.
À l'approche du Tết, percevant la présence très forte de son mari, sa femme a allumé de l'encens devant l'autel et, avec solennité, lui a parlé de sa pauvreté et lui demandé un numéro de loterie. Elle voulait acheter des présents du Têt pour les enfants.
Elle a rêvé alors que son mari lui donnait un numéro. Elle a pu gagner une petite somme. Toutefois, elle regrettait de ne pas avoir misé davantage, elle a allumé de l’encens et a demandé un autre numéro. Cette fois-ci, elle a gagné une somme plus importante. Toujours insatisfaite, elle a demandé encore un autre numéro.Cette fois encore, sa demande a été exaucée. Toute la famille, les proches et les voisins, convaincus par les précédents gains, ont misé une grosse somme d'argent sur le nouveau numéro. Victoire de nouveau. L’hôte m’a dit que sa mère avait gagné un grand sac, normalement utilisé pour récolter du coton, rempli de billets. Depuis lors, la famille a cessé de faire de rêves semblables.
En tant qu'expert en loi métaphysique, j'ai demandé à mon hôte si son père avait pratiqué la spiritualité de son vivant.Elle se rappela que ce qui caractérisait son père était sa compassion pour les mendiants. Il allait toujours lui-même leur servir du riz. Avec le temps, cela devenait une habitude, et les mendiants venaient sans cesse, ce qui agaçait sa femme. Elle les réprimandait souvent et cherchait à les éloigner. Les mendiants finissaient par la connaître et attendaient qu'elle s’éloigne pour venir demander du riz ou de l'argent.Tout au long de sa vie, il n’a fait que cela. À sa mort, il est devenu un esprit protecteur, et les lois célestes lui ont permis d'aider sa famille à gagner une somme importante pour servir d'exemple aux autres.
Cette histoire m'a fait penser à ce verset de la Bible : « Donner aux pauvres, c'est donner à Dieu ». Ce cas en est un exemple parfait.

La troisième histoire
La femme d'un professeur que je connaissais a secrètement avorté avec l'accord de son mari. Possédée par un esprit, elle a souffert pendant des mois. Divers traitements ont été entrepris : talismans, séjours à l'hôpital psychiatrique de Chợ Quán. Mais aucun résultat.
Finalement, l'esprit de l'enfant qui a possédé sa mère, révélait que ses parents avaient avorté, lui refusant le droit de naître. Ils avaient enfreint les lois célestes. Ils devaient sincèrement se repentir et pratiquer la spiritualité pour expier leurs fautes afin d'être guéris.

Dans la réalité, de nombreuses manifestations divines se traduisent par des récompenses ou des punitions pour les humains. Les chercheurs en mysticisme en sont témoins un nombre incalculable de fois, alors que pour les personnes ordinaires, les occasions sont plutôt rares.

Pour corriger et mettre en garde les fautifs, les divinités n'hésitent pas à intervenir même dans des affaires mineures des gens ordinaires. On peut déduire que leur intervention serait encore plus évidente dans les cas graves commis par des personnes influentes.
Seulement, il faut voir si la faute en est-elle une aux yeux des divinités ? Si oui, le coupable sera puni. Ou alors, il se pourrait que le fautif ne soit qu'une marionnette entre les mains des divinités pour accomplir une tâche qu'elles jugent nécessaire.
Dans ce cas, celui qui est dirigé par les divinités ne commet aucune faute quand il fait le mal. Certes, il est difficile de comprendre cette notion. Selon la métaphysique, les divinités interviennent pour distribuer récompenses et punitions. Mais il existe des exceptions où certains fautifs semblent échapper à cette règle.

De toute façon, afin de se conformer aux lois divines, la plupart des gens doivent rigoureusement éviter de faire le mal et chercher à faire le bien.

Fin.