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(Traduit par Coiphudzu)
edited by nguoibiethoc

Préface
Dans le livre "Récompense pour les Sept Sages", il a été mentionné l'histoire de deux moines, l’un taoïste et l'autre bouddhiste, tous deux illuminés, en possession de pouvoirs surnaturels et de la connaissance profonde des principes des changements du ciel et de la terre. Le moine taoïste Qu Chang Chun (Wu Ch'eng en) était le conseiller du roi et le moine bouddhiste Bai Yun (?) professeur de la reine. En compétition l'un envers l'autre, ils ont accompli de nombreux miracles et étaient l'objet de nombreuses calomnies. Finalement, l'un est devenu chauve et l'autre a perdu sa pagode. Puis, ils ont réglé leurs affaires mondaines et se sont réconciliés. Chacun a écrit un livre dans le but d'harmoniser le taoïsme et le bouddhisme. Il s'agissait des épopées mythiques chinoises classiques respectées et renommées "La Nommée des Dieux" (également connue sous le nom de "Création des Dieux") et "Le Voyage en Occident".
Puis, avec le temps, des profanes y ont ajouté leurs commentaires, rendant ainsi le mysticisme plus difficile à comprendre.
Le but du livre est, tout d'abord, d'entraîner les lecteurs avec l'histoire de la "La Nomination Des Dieux" (également connue sous le nom de "Création des Dieux") et enfin, d'expliquer le surnaturel en revisitant le passé pour mieux comprendre le présent. Cela n'est certainement pas fait en vain.
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Partie 1 - Le roi Zhu taquine la déesse NuWa

Sept ans après l'ascension à son trône, quelques petits seigneurs féodaux du Nord se révoltèrent. Le grand précepteur Wen Zhong fut ordonné au front de guerre. Le roi, ne disposant d'aucun conseiller de confiance, se tournait souvent vers deux flatteurs nommés Fei Zhong et You Hun.
Un jour, le premier ministre Shang Rong dit: "Demain c'est la pleine lune. Demain, c' est la célébration commémorative de la déesse Nu Wa. Votre Majesté, veuillez aller offrir de l'encens pour obtenir des bénédictions." Le roi Zhou demanda : "Qui est la déesse Nu Wa pour qu'un grand roi comme moi aille à son temple ?" "La déesse Nu Wa est la jeune sœur du roi Fuxi. C'est une puissante déesse. La légende raconte qu'elle avait autrefois réparé le ciel brisé en utilisant des pierres multicolores et avait ainsi rendu un grand service au peuple. C'est pourquoi les dynasties passées ont construit des temples pour la vénérer. Là où se trouvaient ces temples, des conditions météorologiques favorables existaient. Il y avait du vent et de la pluie en temps opportun et le pays jouissait de la paix, de la santé et de la prospérité." Le roi Zhou suivit le conseil.
Le lendemain, il commença le voyage dans son carrosse royal, escorté par de nombreux officiers. En atteignant le temple de la déesse Nu Wa, le roi Zhou plaça un brûleur d'encens dans la salle principale. Lui et ses officiers s'agenouillèrent ensuite et s'inclinèrent, rendant hommage au temple.
La salle était ornée d'offrandes précieuses, et la fumée s'élevait comme une brume, la rendant aussi majestueuse qu'un temple royal. Soudain, une brise légère souffla, écartant les rideaux, et le roi vit très clairement la statue de la déesse NuWa, ressemblant à un être vivant, tel une fée, avec une beauté éthérée incomparable.
Le roi fut enchanté et ordonna immédiatement à ses gardes d'apporter de l'encre. Il écrivit alors un poème sur le mur:

Dans le temple froid où descendent les rideaux de Phénix,
Louange à celui qui créa cette beauté exquise,
Des sourcils évoquant des saules luxuriants et sinueux,
Une robe parsemée de jaune agitant les vagues,
Comme la fleur d'une poire, fraîche de rosée matinale,
Plus rayonnante que des pivoines trempées dans la pluie.
Si seulement la statue divine pouvait prendre vie,
Je la conduirais dans mon palais,
Et la laisserais s'appuyer contre mon être divin.


Ce poème choqua et effraya le Premier ministre Shang Rong qui le considérait comme un sacrilège. Il demanda au roi de l'effacer, mais son conseil fut ignoré et tous les autres mandarins gardèrent le silence. Ils escortèrent ensuite le roi de retour vers la capitale. Plus tard, le roi donna l'ordre de partir.
À son retour dans son temple, lady Nuwa entra dans une rage folle en voyant le poème et laissa éclater sa colère : " Tyran ignorant et confus ! Pourquoi n'apprends-tu pas à gouverner correctement au lieu d'écrire des obscénités ? Comment oses-tu ignorer les lois du Ciel ! Si je ne te punis pas maintenant, à quel point ma puissance semblera-t-elle crédible " ?
En disant cela, elle s'envola sur les nuages jusqu'au palais du roi pour le tuer. Lorsqu'elle arriva, deux faisceaux rouges s'élevèrent à l'arrière du palais et bloquèrent son chemin. Elle réalisa alors que le roi avait encore vingt-huit ans à vivre et retourna à son temple.
Après son retour, la déesse Nuwa ordonna à son élève Shi Yun de prendre le Pennon d'Invocation des Démons (un drapeau multicolore) pour sommer les gobelins et les lutins de venir. Du monde, ils arrivèrent pour recevoir ses ordres. Parmi eux, la Déesse Nu Wa choisit les trois lutins qui habitaient la tombe de l'Empereur Huang Ti. Le premier était un renard millénaire, le deuxième une faisan femelle à neuf têtes, et le troisième un luth en jade. La Déesse Nu Wa leur dit : "Le roi Zhou est sur le point de perdre son royaume. Le chant du phénix au mont Qi a prédit la naissance d'un nouveau dirigeant dans l'Ouest de Qi. Cela est déterminé par le Ciel, et personne n'a le pouvoir de changer ce qui doit arriver. Transformez-vous en belles créatures et venez au palais pour distraire le roi Zhou des affaires de l'État. Je vous ferai des dieux pour avoir aidé la nouvelle dynastie et contribué à la chute de l'ancienne. N'oubliez pas, vous ne devez pas nuire aux innocents."
Les trois démons obéirent et s'envolèrent promptement.


Les gobelins et les lutins de venir arrivèrent pour recevoir la Déesse Nu Wa ordres. (Image: lovestone)


Commentaire
La croyance en un Dieu suprême gouvernant tous les esprits divins, ainsi que les différentes catégories d'esprits, persiste à travers les générations de nombreuses civilisations. On croit que toute force, objet ou personne exerçant une influence significative sur le destin d'une communauté ou de l'humanité entière est considérée comme un esprit divin.
Depuis les temps anciens, on observe diverses catégories d'esprits divins, notamment les anges célestes (Dyaus), le dieu du soleil (Surgasavitri, Pusan), la déesse de l'aube (Usas), le dieu de la foudre (Indra), le dieu de l'eau (Apas), le dieu du vent (Bayu), le dieu de la pluie (Parjanya), etc. De même, les créatures mythiques telles que les licornes, les dragons, les phénix, les tigres, les serpents, les oiseaux de proie, etc., ainsi que des objets comme les pierres, les pins, les sculptures en jade, sont tous considérés comme des esprits divins en raison de leur connexion avec des énergies spirituelles.
On croit également que les rois illustres sont des "dieux envoyés par le ciel" chargés de gouverner les mortels, et à leur décès, ils deviennent des saints qui résident dans le ciel en tant que conseillers du Dieu suprême, tels que le roi FuXi, le dieu agricole Shen Nong, le saint roi Đức-Thánh-Trần, etc. Quant aux héros et héroïnes ayant accompli des exploits remarquables ou ayant contribué significativement à leur communauté ou à l'humanité, ils sont également vénérés comme des esprits divins, comme l'exemple de Lady NuWa.
Bien qu'invisibles, ces entités continuent d'influencer les êtres humains, parfois en continuant de veiller sur leur communauté d'origine, parfois en assumant des responsabilités plus vastes pour gouverner le destin de l'humanité dans certains aspects de la vie.


A suivre
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Partie 2: Le renard démoniaque possède Daji

Depuis son retour du temple de la Dame NuWa après l'offrande d'encens, le roi Zhou était obsédé par la beauté du portrait de la déesse. Il en perdit le sommeil, l'appétit et son intérêt pour les affaires du royaume.Il était triste et ne parlait à personne. Fei Zhong et You Hun, cherchant à lui plaire, lui suggerèrent de recruter quatre cents jeunes filles par le biais des quatre seigneurs féodaux. Heureusement, le ministre Shang Rong fut plus persuasif et réussit à lui faire abandonner l'idée.
Cependant, peu de temps après, le roi revint à cette idée. Fei Zhong et You Hun qui n'appréciaient pas Su Hu, le seigneur féodal de Jizhou, comme celui-ci ne leur avait pas offert de présents spéciaux et de pots-de-vin comme les autres, mirent en avant la fille de Su Hu, Daji, comme une beauté à faire pâlir lune et fleurs. Le roi décida alors de faire entrer Daji dans le palais.
Su Hu s'opposa à l'ordre et, après avoir rédigé un poème de rébellion, il conduisit ses officiers hors de la capitale pour retourner dans son pays. Furieux, le roi Zhou dépêcha ses généraux dans le pays de Jizhou pour prononcer un verdict contre Su Hu. Il déclencha ainsi de nombreuses batailles meurtrières. Finalement, l'officier mandarin Chen-Jhizeng remit une lettre du ministre suprême du Grand-Duché de l'Ouest, San Yisheng, à Su Hu, l'avisant qu'il n'avait rien à perdre en envoyant Daji au roi Zhou. Su Hu accepta et donna l'ordre d'escorter Daji jusqu'à la capitale.
Su Hu sélectionna trois mille cavaliers et cinq cents serviteurs, fit décorer le carrosse et demanda à Daji d'y monter. Le voyage commença et, lorsqu'ils arrivèrent à la station d'Enzhou, la nuit était déjà tombée. L'officier de la station les accueillit et les conduisit à l'intérieur pour qu'ils puissent se reposer. Lorsque Su Hu demanda de préparer une chambre pour Daji, on lui apprit que l'endroit était hanté. Su Hu plaça donc cinquante femmes de service dans la chambre de Daji, cinq cents serviteurs à sa porte et trois mille cavaliers à l'extérieur. Lui-même s'assit dans le hall éclairé à la bougie et lut un livre tout en montant la garde, un fouet en peau de léopard à côté de son bureau pour sa protection.
Avant l'aube, une rafale de vent froid souffla soudainement sur la bougie et fit vaciller la flamme. Dans le hall arrière, les serviteurs hurlèrent : " Démons ! Démons !" Su Hu prit la lampe et son fouet et se précipita vers la chambre de Daji. Le vent éteignit la flamme et Su Hu ordonna qu'on la rallume. Il vit alors les dames de compagnie tremblantes et muettes de peur. Su Hu écarta les rideaux du lit et demanda à Daji : "Mon enfant, as-tu vu des fantômes ?" Daji lui répondit : "Je faisais un rêve quand j'ai entendu des cris. Quand je me suis réveillée, je t'ai vu entrer avec la lumière, mais je n'ai vu aucun fantôme." Rassuré, Su Hu retourna dans le hall. Il ne se doutait pas que le renard maléfique avait aspiré l'âme de Daji et utilisé son corps pour lui répondre. En réalité, Daji n'était plus qu'un corps dont l'âme avait été prise par le renard.



Le renard démoniaque possède Daji (Image: lovestone)

Commentaire:
L'histoire du démon-renard possédant Daji pourrait sembler mythique ou improbable lorsqu'on l'entend pour la première fois. L'auteur de ce livre a été témoin de centaines de cas de possessions démoniaques plus ou moins graves. Certains avaient lieu en plein jour devant cinquante à soixante-dix personnes. L'individu possédé parlait et agissait de manière extraordinaire pendant des heures, manifestant une intelligence supérieure au-delà de l'imagination ou de la simulation.
Les adeptes de la mystique ne sont nullement surpris par ces événements. Si eux qui sont compétents ont confirmé la possession de Daji par le renard maléfique, alors la conclusion logique est que l'Invisible peut contrôler les paroles, les actions et les pensées d'une personne. Par conséquent, les Divinités ont le pouvoir de contrôler les êtres humains. Cela signifie également que les dirigeants nationaux sont sous le contrôle de la volonté des Divinités pour leurs décisions importantes, et qu'il existe réellement un Plan Céleste mis en œuvre par les Esprits en charge selon la volonté de Dieu.
Une fois que le principe ci-dessus compris, on peut apprécier l'histoire de Daji possédée par le démon pour séduire le roi dans le but de faire tomber la dynastie Shang. L'histoire explique que tout ceci venait de la déesse Nuwa, qui obéissait à l'ordre de Dieu et restait fidèle aux principes de la mystique. Xu Zhonglin, L'auteur de "La Nominations des Dieux" a démontré une compréhension très claire de ce principe.
Serait-il nécessaire d'avoir une autre Daji du vieux modèle pour contrôler les dirigeants mondiaux ou ceux qui ont entre leurs mains le destin d'un groupe de nations ou d'une guerre et par conséquent le pouvoir d'affecter le monde entier ?
Il existe entre cent et mille façons différentes de contrôler les pensées, les actions et les discours des personnes importantes. Les Divinités pourraient posséder un individu et le faire accomplir tout ce qu'Elles désirent, tandis que les gens ignorants de la mystique, supposeraient que ces personnes agissent de leur propre chef.
Ce point compris, on réalisera qu'un Plan Céleste existe et que toute l'humanité est sous contrôle divin de manière étroite. Il faut également se rappeler qu'en dehors des événements importants, les gens gardent toujours leur libre arbitre dans leur quotidien.


A suivre
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Partie 3: Yun Zhong Zi offre l’épée magique

Yun Zhong Zi qui étaiut un taoïste ou encore un Immortel (homme divin), vivait dans la montagne Zhongnian. Un jour, alors qu’il cueillait des herbes médicinales, il sentit une odeur nauséabonde et vit une aura maléfique s'élever du Sud-Est. Déduisant que le démon renard avait possédé un corps humain dans un mauvais but, il pensa immédiatement : "Je cultive la Voie de la Vertu. Si je n'essaie pas d'éliminer cet esprit maléfique , le monde rencontrera beaucoup de malheurs." Il demanda à son disciple Jin He de lui trouver une branche de pin sèche et en fit une épée. Ensuite, il se rendit à la capitale et se présenta au Roi.

Voyant le sage lui faire une révérence sans s'incliner, le roi était quelque peu contrarié. Cependant, impressionné par les idées de Yun Zhong Zi qui lui semblaient nouvelles, il ordonna donc qu'une place soit préparée pour lui. Celui-ci s'assit sans cérémonie aux côtés du Roi et dit : " " "C'est comme cela que ça doit être. Savez-vous que bien que le trône soit honorable, les trois religions (le confucianisme, le taoïsme et le bouddhisme) le sont également."

Le roi demanda : "Dites-moi pourquoi le taoïsme est si honorable."

Yun Zhong Zi répondit: "Le taoïste discute et enseigne la Voie à ses hôtes immortels. Il boit et récite des poèmes, se divertit avec ses amis, rit et parle joyeusement sans contrainte. Il n'a peur de blesser les sentiments de quiconque. Il analyse les hauts et bas des générations ; il explore les origines de l'âme. Malgré les changements des quatre saisons, le temps ne le dérange pas. Il peut transformer ses cheveux blancs en noirs et rajeunir son corps. Il sauve les gens avec les herbes médicinales de la forêt. Il peut prévoir la fortune et le malheur en utilisant les arts de la divination. Il peut prédire les désastres et les bénédictions des gens en connaissant la qualité de leurs cœurs. Il transmet la Voie pour sauver le monde et il exorcise les fantômes et les démons avec des charmes et des sorts. Le taoïsme est si profond que les tigres et les dragons le craignent. Le Vertueux gagne le respect aussi bien des démons que des dieux. Il chevauche sur les nuages pour atteindre le Palais pourpre de l'Être Suprême ; il s'assoit sur la grue blanche qui l'emmène visiter les Terres féeriques. Il connaît le moteur sacré de la Création et pénètre la Voie et la Vertu des êtres célestes."

Le roi Zhou fut satisfait de ces paroles et demanda : "Quels conseils donnez-vous alors ?" Yun Zhong Zi répondit : "J'ai vu l'aura du démon à Zhaoge. Quand je suis arrivé ici, j'ai senti qu'elle venait de votre palais. C'est pourquoi je demande à votre Majesté de tuer le démon pour sauver le peuple." "Alors, comment dois-je tuer le démon ?" "C'est facile. Votre Majesté n'a qu'à suspendre cette épée en bois dans votre palais. Le démon mourra certainement." Le roi Zhou ordonna immédiatement au serviteur de cour d'accrocher l'épée à la Tour du Parfum dans le palais.

Lorsque le roi revint de la Cour, il fut inquiet et anxieux quand Daji ne venait pas à sa rencontre comme d'habitude. Le rapport de l'officiel disait : L'Impériale Beauté, Dame To, est gravement malade et semble être dans le coma. Alarmé, le roi Zhu descendit rapidement de son carrosse, se précipita dans la chambre, tira le rideau et vit Daji. Elle avait des yeux pâles et des lèvres aussi blanches que du papier et respirait faiblement comme si elle était presque à bout de souffle.

Elle fit un effort pour ouvrir les yeux et parla avec difficulté : "Ce matin, j'ai accompagné votre Majesté à la Cour. Quand il était l'heure de votre retour, je suis sortie pour vous accueillir, mais quand je suis arrivée au Palais de la Longévité, j'ai été tellement surprise de voir une épée suspendue là-bas que j'ai commencé à transpirer abondamment et suis tombée gravement malade."

Le roi pensa que le taoïste avait utilisé la magie noire pour nuire à sa bien-aimée Daji. Il ordonna que l'épée soit immédiatement retirée et brûlée. Daji récupéra progressivement et retrouva entièrement sa beauté.

À ce moment-là, Yun Zhong Zi était toujours dans la capitale. Soudain, il vit de nouveau l'aura maléfique s'élever du palais royal. Perplexe, il effectua des divinations avec ses doigts et comprit ce qui s'était passé. Il hocha la tête et pensa : "Je voulais utiliser l'épée magique pour tuer le démon et aider la dynastie Shang. Cependant, le ciel en a décidé autrement. C'est difficile à changer. C'est pourquoi mon épée a été détruite. Les dieux et les immortels devaient faire face à des désastres." Il écrivit alors un poème prophétique sur le mur :

    Lorsqu'un démon perturbe la cour royale,
    La vertu des saints fleurira à l'ouest
    De l'année de la souris à l'année du cheval,
    Le sang tachera la capitale.

Ceux qui se considéraient comme intelligents et éduqués se rassemblèrent pour lire le poème et tenter de le comprendre, mais personne ne parvint à déchiffrer son message.



Yun Zhong Zi offre l’épée magique (Image: lovestone)

Commentaire
Les personnes vertueuses éprouvent toujours de l'aversion envers les malveillants. Lorsque Yun Zhong Zi découvrit que le renard avait possédé un être humain pour commettre des actes maléfiques, il décida immédiatement de l'éliminer. Il façonna la branche de pin en une épée magique dans le but de tuer le démon.

Pourquoi l'épée de bois enchantée placée dans la tour du palais rendit-elle Daji malade lorsqu'elle passait en dessous ? Quel genre de pouvoir possédait cette épée ?

Les personnes ayant une connaissance limitée ou nulle du mysticisme répondraient souvent à cette question de manière vague ou superstitieuse. Cependant, l'épée de bois est simple : c'est une branche ordinaire d'un pin, mais elle sert d'objet visible utilisé pour symboliser quelque chose d'invisible afin que les gens puissent comprendre au-delà de ce que leurs organes sensoriels ordinaires peuvent percevoir.

Le pouvoir intrinsèque ou l'essence magique à l'intérieur de l'épée est, fondamentalement, une divinité chargée de faire respecter les lois célestes. Yun Zhong Zi, un Immortel compétent, a invoqué cette divinité pour protéger le palais. En conséquence, Daji étant humaine, et le renard un esprit la possédant, la visible Daji et l'invisible renard sont toutes deux influencées par l'épée visible et le Gardien invisible de la Loi. Pour le grand public, l'efficacité de la magie se manifeste à travers la grave maladie de Daji causée par l'épée magique. Cependant, les connaisseurs du mysticisme, en particulier, perçoivent Daji comme terrifiée et sur le point de mourir à cause du Gardien de la Loi.

En approfondissant l'étude du mysticisme, nous comprenons que le démon renard est descendu sur Terre avec un décret de Nu Wa, chargé de la mission de séduire le roi Zhou et de causer la chute de sa dynastie selon le plan céleste. Yun Zhong Zi perçut la présence du démon mais il était inconscient de la mission clandestine de celui-ci. Lorsque l'épée fut suspendue, le Gardien de la Loi, une entité divine, vint se tenir en garde à ses côtés. Lorsque le démon renard accompagnant Daji a traversé la zone, le Gardien l'arrêta et l'interrogea. Malgré la présentation du décret par le démon, par respect pour Yun Zhong Zi, un pratiquant de l'école ésotérique, le Gardien de la Loi se sentit obligé de rendre Daji gravement malade pour que les gens ordinaires puissent être témoins du pouvoir du prêtre taoïste. En conséquence, le Roi fut conseillé de brûler l'épée, permettant au Gardien de lever son sort et au teint de Daji de revenir immédiatement à la normale. En réalité, selon les enseignements secrets, il n'y aurait eu aucune incidence supplémentaire même si l'épée était restée intacte. Cependant, les phénomènes visibles doivent toujours s'aligner sur ceux de l'invisible : la destruction de l'épée met fin à la maladie.

Yun Zhong Zi, surpris par la réapparition de l'aura malveillante du démon, s'engagea activement dans la divination en utilisant ses doigts (également connue sous le nom d'entrée en méditation profonde ou de consultation de la volonté céleste). Conscient que tout était orchestré par le Ciel, il rédigea un poème pour élucider la volonté céleste avant de retourner à la montagne.

Il est évident que Yun Zhong Zi avait omis de consulter la cour céleste avant d'entreprendre sa tâche, mais il fit preuve de sagesse en se retirant une fois conscient de l'inefficacité de son épée magique. Cela contraste avec certains moines qui, malgré leur connaissance limitée de la magie et leur méconnaissance de la mystique, persistent dans des batailles futiles contre les démons. Ces moines, même lorsque leur magie se révèle inefficace, finissent souvent par paniquer et fuir, poursuivis par les démons. Dans certains cas, ils recourent à des agressions physiques, infligeant des blessures graves, prétendant qu'ils battent le diable pour l'expulser. Finalement, désillusionnés, ils abandonnent la pratique religieuse, croyant que le "Oracles" sont fréquemment mentionnés dans les romans chinois, comme dans "La Séparation des États dans le Continent Oriental" sous le règne du roi Xuan de la dynastie Zhou de l'Ouest, où les enfants chantaient :

"Quand le lapin apparaît, les méchants tomberont. Le Plan pour aider le démon-renard est la perte des Zhou."

De manière similaire, dans "La Compétition entre Han et Chu," lors de la perte imminente du trône du roi Qin Shi Huang (dynastie Qin, 221-207 av. J.-C.), des présages se manifestèrent, notamment cinq halos lumineux émergeant de nuages sombres du côté de la montagne Ji. De plus, Qin Shi Huang rêva de deux enfants — l'un en chemise bleue et l'autre en rouge — lui arrachant le soleil. Les présages ou oracles servent de révélations divines avant que des événements importants ne se produisent. Seuls ceux qui participent au Plan Céleste ou qui sont bien versés dans la mystique possèdent suffisamment d'informations pour déchiffrer les énigmes prophétiques.

La population en général, y compris les plus instruits, est incapable de comprendre la question et se contente de supposer à l'aveuglette.
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Partie 4: La Naissance de Nezha à Chentang pass

Tai Yi réside dans la grotte de la Lumière Dorée du mont Qianyuan. C'est un Immortel qui vit depuis plus de mille ans .( A cette époque, la Cour céleste souhaitait que les pratiquants de la Voie Immortelle descendent sur terre pour aider Jiang Ziya dans sa mission de supprimer les généraux de la dynastie Shang. La dynastie Zhou ayant pris le contrôle de la dynastie Shang et rétabli la paix et la prospérité, le Grand Maître Yuan Shi put reprendre son enseignement et les disciples poursuivre leur formation).
Ce jour-là, Tai Yi était assis nonchalamment dans sa grotte lorsque Bai He (Grue Blanche), un jeune disciple, entra et dit :

Le grand maître Yuan Shi a ordonné : Bientôt Jiang Shang (Jiang Ziya) doit rejoindre le monde, donc vous devez laisser Perle Spirituelle s'incarner sur terre sans délai. Tai Yi baissa la tête pour recevoir l'ordre de son maître et dit:
Je le savais déjà.

Bai He dit au revoir et partit.

À ce moment-là, à la passe Chen Tang, le commandant en chef militaire, se trouvait Li Jing, ancien disciple de L’immortal Du E dans la montagne Kun-Lun. Moine dans sa jeunesse, il avait été renvoyé et était arrivé à la cour du roi. Sa femme, Madame Yin, avait donné naissance à deux enfants gracieux, Jinzha et Muzha. Madame Yin était à nouveau enceinte. La grossesse durait depuis plus un an sans aucun signe de délivrance.

Li Jing exprima sa tristesse :

“Une grossesse inhabituelle doit être démoniaque.

Madame Yin se sentait également inquiète et impuissante.

Une nuit, elle se reposait dans sa chambre lorsqu'elle aperçut un taoïste barbu, chauve avec deux touffes de cheveux sur les côtés et une canne marcher vers elle. Elle s'écria :

“Qui es-tu ? Ne connais-tu pas les bonnes manières? Comment oses-tu entrer dans ma chambre!

Le taoïste dit :

“Dépêchez-vous ! Prenez ce précieux bébé”.

Puis il lança un paquet sur son ventre. Elle se réveilla en sursaut, trempée de sueur. Elle avertit son mari de ce qui s'était passé. Puis elle commença le travail en gémissant de douleur. Après un moment, la servante vint annoncer à Ly Jing :

“Monsieur, Madame vient de donner naissance à un monstre !”

Ly Jing, effrayé, se précipita dans la chambre, l'épée à la main. La pièce était emplie d'une fragrance enivrante et il vit un grand sac de la taille d'une roue sur le lit de sa femme. Il le fendit avec son épée. A l'intérieur, se trouvait un bébé brillant au visage délicat comme poudré. Ly Jing le prit rapidement et le remit à sa femme. Ils l'admiraient avec enchantement et le traitèrent avec une extrême douceur.

Le lendemain, un taoïste vint voir Ly Jing. En tant qu'ancien disciple du Tao, Ly Jing n'osa pas prendre son invité à la légère. Il l'invita immédiatement à l'intérieur et lui demanda respectueusement :

Puis-je savoir de quelle montagne vous venez ? "Je suis Tai Yi de la Grotte de la Lumière Dorée sur la montagne Qianyuan. Je viens vous féliciter pour votre précieux nouveau-né. Puis-je le voir?" Ly Jing ordonna à la servante d'amener le bébé à Tai Yi. Ce dernier le prit dans ses bras et l'observa attentivement. Il demanda :

- À quelle heure est-il né ?

- Exactement à l'heure du Bœuf, répondit Ly Jing. Tai Yi dit :

- Ce n'est pas bon alors. Ly Jing demanda :

- Cela signifie-t-il qu'il sera difficile de l'élever ?

- Né à cette heure-là, il commettra le meurtre. Il tuera plus de dix-sept cents vies. Tai Yi ajouta :

- Le laisserez-vous devenir mon disciple plus tard ? Ly Jing répondit :

- Rien n'est plus précieux que de vous le confier. Tai Yi demanda :

- Combien de fils avez-vous ?

- J'ai trois fils. Le plus âgé est Jinzha. Il est le disciple de Wen Shu de la montagne des Cinq Dragons. Le deuxième est Muzha, disciple de Pu Xian de la montagne des Neuf Palais. Si celui-ci devrait être votre disciple, veuillez lui donner un nom.

- Je le nomme Nezha, afin qu'il ait la même terminaison en trois lettres que ses deux frères.

Ly Jing remercia Tai Yi et commanda un festin végétarien pour Tai Yi, mais ce dernier dit :

- J'ai des choses urgentes à faire; je dois partir maintenant. Ly Jing accompagna Tai Yi hors de la passe de Chentang.



La Naissance de Nezha à Chentang pass (Image: lovestone)

Commentaire
Les derniers chapitres de La Nomination des Dieux mentionnent spécifiquement que le Créateur a confié aux trois dirigeants religieux de l'époque, Yuan Shi Tian Zun, Tai Shang Lau Jung et Tong Tian Jian Zhi, la tâche de classer leurs élèves en tant qu'Immortels ou Génies (dieux) en utilisant la liste de nomination des dieux.

À ce moment-là, le Grand Maître Yuan Shi a pour mission d'enseigner aux gens la pratique de devenir "Immortel". Pour cela, on l'appelle le leader religieux de l'École Blanche, ou l'école juste. Le Grand Sorcier Tong Tian Jian Zhi est le chef de l'École Noire, ou l'école maléfique, car la plupart de ses élèves proviennent d'animaux, d'arbres ou de pierres... Ils cultivent également la Voie (le chemin spirituel) dans l'espoir de devenir Immortels, mais en raison de leur nature inférieure, seuls quelques-uns atteignent le rang d'Immortel, la majorité devenant des dieux ou des génies.

De retour de la réunion au Tribunal Céleste, le Grand Maître Yuan Shi informa ses disciples du prononcé céleste et les conseilla sérieusement : "Beaucoup d'élèves de l'École Noire mourront lors des événements à venir. Seuls ceux d'entre vous qui restent dans la grotte de montagne et pratiquent paisiblement le sutra Ying Ting atteindront le rang d'Immortel. Ceux qui quittent la montagne pour s'impliquer dans les affaires mondaines mourront pour avoir désobéi au Ciel et leurs âmes iront à l'autel de la nomination des dieux (pour être nommés dieu au lieu d'Immortel, l'objectif aspiré de la culture spirituelle). C'est ce que le Plan Céleste a décidé."

Les opinions des gens divergent grandement concernant le Plan Céleste, qui est le plan que le Ciel avait précédemment établi : Ceux qui croient en la prédestination acceptent facilement de telles théories, allant même jusqu'à croire que Dieu a planifié en détail ce que les gens mangeraient ou boiraient ainsi que la quantité.

Un certain nombre d'autres personnes nient la prédestination et le pouvoir des Esprits sur l'humanité, avec de forts arguments contre le Créateur et les Divinités en tant que personnalités ayant le pouvoir de contrôler la personne ou l'humanité.

Le bouddhisme Theravada propose ce qui suit :

C'est le Créateur qui crée les meurtriers, les voleurs, les personnes lubriques, les hypocrites, les diffamateurs, les impolis, les ambitieux, les cruels, les malveillants et les personnes mal informées. Par conséquent, s'il y a un Dieu qui est la cause de tout cela, alors il n'est pas nécessaire de faire ou d'éviter des actions bonnes ou mauvaises.

Celui qui a des yeux peut voir les misères de la vie. Pourquoi Brahma ne crée-t-il pas un monde parfait avec son pouvoir illimité ? Pourquoi ne lève-t-il pas la main pour bénir ? Pourquoi toutes ses créatures sont-elles condamnées à la souffrance ? Pourquoi ne donne-t-il pas le bonheur à tous ? Pourquoi la vie est-elle pleine de mensonges, de fraudes et de sottes infatuations? Pourquoi la cupidité et l'ambition l'emportent-elles sur la vérité et la justice? Je classe Brahma dans la catégorie des personnes injustes qui ont créé un monde gâté" (sutra Bhuridatta Jataka).

Une autre partie du livre propose ce qui suit :

S'il y a un-Dieu tout-puissant pour accorder des bénédictions ou infliger des malheurs à ses propres créatures en leur donnant des actions bonnes ou mauvaises, ce Dieu est plein de péchés. Les êtres humains ne font que mettre en œuvre sa volonté" (sutra Mahabodhi Jataka).

Même dans la théologie Chrétienne, une religion qui croit totalement en la création du monde par un Dieu tout-puissant et omnipotent, il existe un certain nombre d'idées contradictoires concernant le pouvoir absolu de Dieu le Père, affirmant que Dieu ne crée que le bien, mais que Satan a trahi et défié Dieu depuis la création du premier être humain (Ève a été tentée par Satan sous la forme d'un serpent pour manger le fruit interdit), dans une bataille continue qui perdure jusqu'à aujourd'hui. Les prêtres vont encore plus loin en affirmant que tous les gouvernements des pays du monde, depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours, sont sous l'influence démoniaque, s'opposant au royaume de Dieu dans une lutte indécise entre le Bien et le Mal.

Le chapitre suivant, "Le Diable est le Souverain du Monde" (page 60), est reproduit intégralement de "La Vérité Qui Conduit à la Vie Éternelle" (Watch Tower Bible And Tract Society, New York, Inc. première édition 10,000,000 exemplaires) : Trois fois dans la Bible - Livre de Jean - nous lisons que le Seigneur Jésus-Christ a appelé le Diable "le souverain de ce monde" (Jean 12:31 ; 14:30 ; 16:11). En 2 Corinthiens 4:4, il est désigné comme "le Dieu de ce monde". Cela signifie-t-il alors que toutes les nations de la Terre sont sous le contrôle de Satan le Diable ? La Bible répond : "Le monde entier gît au pouvoir du méchant" (1 Jean 5:19). Ainsi, le Diable, en tant que "Souverain du monde", exerce une grande influence sur l'homme, le surpassant même et contrôlant même les gouvernements politiques (Apocalypse 16:13, 14).

Si vous ouvrez votre Bible à l'Apocalypse 12:9, vous verrez que le Diable est décrit comme "le grand dragon". Dans le chapitre suivant, aux versets 1 et 2, on nous dit que ce dragon, le Diable, a donné pouvoir, un trône et une grande autorité à ce qui est symboliquement appelé une "bête sauvage" sortie de la mer. Qu'est-ce que cette "bête sauvage" symbolique ? Eh bien, sur quoi Satan exerce-t-il son autorité? Qu'a-t-il offert à Jésus-Christ? - Tous les royaumes de la terre habitée. - (Luc 4:5-8)? Jésus a rapidement rejeté cette offre, mais il n'a pas nié que le Diable règne sur les royaumes politiques de la Terre. En accord avec cela, l'Apocalypse 13:7 dit concernant la "bête sauvage" symbolique, que "l'autorité lui a été donnée sur chaque tribu, chaque peuple, chaque langue et chaque nation". De plus, avec quoi le prophète Daniel a-t-il identifié certaines bêtes ?

—"Avec des royaumes ou des gouvernements politiques." (Daniel 7:2-7, 17, 23) Que les bêtes symboliques de la vision de Daniel et la "bête sauvage" de l'Apocalypse aient une signification similaire est visible du fait que les deux récits font référence aux mêmes types de créatures : un lion, un ours, un léopard et une bête à dix cornes (Apocalypse 13:1, 2). Ainsi, la "bête sauvage" représente l'ensemble de l'organisation politique du Diable qui a exercé une domination bestiale sur la terre à travers les siècles jusqu'à aujourd'hui. Pas étonnant que Jésus-Christ ait dit : "Mon royaume ne fait pas partie de ce monde." Et pas étonnant que ses disciples ne feraient pas partie du monde non plus; c'est-à-dire qu'ils éviteraient de s'impliquer dans ses affaires (Jean 18:36 ; 17:14-16).

Contrairement aux doctrines du bouddhisme Theravāda, qui nie le pouvoir de Dieu et des divinités, et contrairement à la théologie chrétienne, qui enseigne que le monde est dirigé par des gouvernements sataniques, les érudits religieux et les adeptes du mysticisme de l'Orient ont une compréhension plus profonde dans leurs observations et explications des phénomènes naturels. La science de la logique formelle a des difficultés à rencontrer et à traiter des dualités naturelles opposées telles que l'existence et la non-existence, le bien et le mal, le bienveillant et le méchant, le fort et le doux, la lumière et l'obscurité, le froid et la chaleur, la vie et la mort, la lumière et l'obscurité (Yin et Yang), etc. Cependant, les intellectuels de l'Orient ne voient pas du tout ces idées comme contradictoires. Les sages orientaux ont résolu ces dualités de la manière suivante:

-Qiu Zhong Zhi a écrit dans l'un de ses articles, Qiu Shui : Tout dans le monde naturel a deux aspects. Ne vouloir que le bien et non le mal, ou ne vouloir que l'ordre et non le désordre, c'est ignorer les principes du ciel et l'essence de toutes choses. C'est rêver d'un ciel sans la terre, d'un Yin (négatif) sans un Yang (positif), qui sont deux entités inséparables. C'est contraire à la normale, pour ne pas dire stupide, de penser à séparer ces deux aspects relatifs et de les rendre deux entités indépendantes.

Dans le Yi Jing, le Confucéen Zhou Shi a déclaré : "L'inaction extrême engendre l'action ; la cruauté extrême engendre la bienveillance."

Dans le Tao Te Ching, Lao Zhu a écrit : "La Voie a engendré l'Un, l'Un a engendré le Deux, le Deux a engendré le Trois, et le Trois a engendré la multitude de choses dans la nature. Toutes les choses dans la nature portent le Yin sur leur dos et tiennent le Yang dans leur sein. Le Yin et le Yang sont opposés l'un à l'autre, mais se mélangent pour atteindre l'harmonie. Le malheur est là où le bonheur s'appuie ; le bonheur est le refuge du malheur. Un vent violent ne souffle pas toute la matinée ; une pluie torrentielle ne dure pas toute une journée. Quand le soleil se couche, la lune apparaît. Quand la lune se retire, le soleil se lève. La lune et le soleil se poussent ainsi l'un l'autre pour donner de la lumière" (Traduction de Dinh Si Trang). Zhong Zhi, un sage oriental, a dit : "L'extrême froid engendrera la chaleur, et l'extrême chaleur cédera au froid. Le froid et la chaleur se poussent ainsi l'un l'autre pour produire une nouvelle année."

Si nous sommes rigoureux dans notre quête de compréhension, nous nous trouverons tellement ignorants lorsque nous nous plaignons : "Le Ciel et la Terre n'ont pas de compassion, traitant les humains comme des chiens de paille."

Les oppositions ci-dessus prendraient du sens si nous comprenons que : L'humiliation est la cause de la gloire. La pauvreté est la cause de la richesse. L'obscurité est la cause de la lumière. Le mal est la cause du bien. L'échec est la mère du succès. La souffrance est la cause du bonheur. La civilisation est la cause du déclin. La turbulence est la cause de la sérénité, et la tristesse est la racine de la Bodhi (Illumination).

D'autres croyances supposent que des entités liées sont totalement opposées : Devadatta est un homme intellectuel bon, un ami de Bouddha (en réalité, un cousin méchant de Bouddha et son pire ennemi) ; Les lois de Bouddha sont inséparables des lois du monde ; La vie et la mort sont Nirvana (paradis) ; Les fantômes et les maux sont des Bodhisattvas et enfin, la déclaration d'un maître zen : "Bouddha est un bâton de merde sèche", etc.

Si nous pouvions comprendre les principes contrastés ci-dessus, nous pourrions alors comprendre que la bataille entre l'École Noire et l'École Blanche mentionnée dans "La Nomination Des Dieux" a été arrangée dans le cadre du Plan céleste. Cependant, chaque fois que des leaders religieux étaient interrogés pour expliquer en détail l'origine et la cause du sujet ci-dessus, il semble que la plupart d'entre eux étaient gênés et essayaient d'éviter de donner une réponse directe en se référant à ces citations : "Le Plan céleste ne doit pas être divulgué", "Respectez les êtres spirituels mais maintenez une distance", "La Voie (religion) qui peut être exprimée n'est pas la Voie éternelle", "... C'est au-delà de la compréhension...", "Je sais beaucoup de choses mais ce que je peux révéler est seulement cette poignée de feuilles", "Heureux ceux qui croient sans voir", et ainsi de suite.

Les étudiants de la mystique ne sont pas obligés de croire en un dogme quelconque avant de pouvoir observer, expérimenter et systématiser un principe surnaturel. Ils ont la responsabilité d'étudier toutes les différentes théories religieuses, mais ils devraient être capables de vérifier les théories avant d'accepter toute explication. C'est avec cette approche que les Enseignements Secrets (doctrine mystique) peuvent être appelés la science des études surnaturelles ; sinon, il s'agit simplement d'un sujet ésotérique non prouvé.

Les adeptes de la mystique ont souvent été témoins du pouvoir des Divinités à accorder des bénédictions ou des calamités aux gens dans de nombreuses situations de la vie réelle. Par conséquent, leurs croyances reposent sur des bases solides et peuvent affirmer que Dieu et les Divinités ont un pouvoir complet sur le destin des races et de l'humanité sur cette terre, selon certaines raisons, que nous ne pouvons bien sûr pas comprendre pleinement avec nos cerveaux limités. Le Créateur n'a pas à expliquer quoi que ce soit sur l'arrangement dans le Moteur Céleste à quiconque, sauf à très peu de prophètes qui y ont un rôle à jouer. L'humanité doit être humble et apprendre que "tout a un sens, y compris ce que nous considérons comme dénué de sens".

La mystique a également confirmé que des présages se produisaient généralement avant, pendant ou après la naissance d'une personne ayant une mission divine. Cependant, par admiration et respect pour les leaders religieux, les gens ont exagéré leurs histoires jusqu'à en faire des légendes. De plus, on peut voir que l'auteur de "La Nomination Des Dieux" a cherché à concilier les traditions bouddhistes et taoïstes en incluant le Grand Bodhisattva de la Grande Sagesse et le Grand Bodhisattva de la Grande Vertu, tous deux issus du bouddhisme secret, ainsi que Tai Yi, l'Immortel du Taoïsme.
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Partie 5: JIANG ZIYA QUITTE LA MONTAGNE

Le Souverain Suprême a confié au Grand Maître Yuan Shi Tian Zun la tâche d'évaluer ses disciples, puis d'organiser les cérémonies d'investiture pour ceux qui, sélectionnés, auraient leur nom sur la liste "La Nomination des Dieux". Le Grand Maître Yuan Shi a donc fermé l'entrée de la grotte et cessé ses enseignements sur le sutra. Il a aussi élaboré un plan pour que son disciple, Jiang Ziya, quitte la montagne et devienne général, pour accomplir le Plan céleste.

Un jour, il ordonna à Bai He d'aller chercher Jiang Ziya, qui arriva immédiatement. Le Grand Maître attendit que Ziya termine sa prosternation et lui demanda :
- Depuis combien de temps es-tu ici ?
- Je suis venu ici à l'âge de trente-deux ans. J'en ai maintenant soixante-douze. Yuan Shi dit :
- La dynastie Shang touche à sa fin et sera remplacée par la dynastie Zhou de l'Ouest. Tu dois descendre dans le monde en mon nom, mettre ton service au service du pays et créer la liste des dieux. Ainsi, ta longue cultivation de la Voie ne sera pas perdue.
Ziya plaida :
- J'ai quitté la maison et juré de cultiver la Voie de l'Immortel parce que je voulais me tenir à l'écart des affaires mondaines. Je sais toujours que la cultivation spirituelle est difficile, et on ne peut pas atteindre l'illumination en un jour, mais j'ai été sous votre enseignement pendant si longtemps, aie pitié de moi. Comment pouvez-vous avoir le cœur de me renvoyer dans le monde des mortels ?

L'Immortel du Pôle Sud intervint et conseilla à Ziya :
- Ziya, c'est ton destin. Tu dois descendre et aider le monde. Quand ta mission sera accomplie, tu pourras revenir reprendre ta cultivation spirituelle. C'est mieux ainsi.
N'ayant plus rien à dire, Ziya emballa à contrecœur ses affaires et posa au Grand Maître sa dernière question : Maintenant que j'ai obéi à votre ordre de retourner dans le monde, pouvez-vous me dire ce qui m'arrivera ?

Le Grand Maître dit : J'ai huit versets qui te raconteront toute ta vie. Souviens-toi bien d'eux.

Dix ans dans la pauvreté, des vêtements simples
Aie quelques divertissements, ne sois pas trop chagriné
Pêche à la rivière Panxi, attends l'opportunité
Jusqu'à ce que le carrosse royal te conduise au palais.
À plus de quatre-vingts ans, tu auras une ceinture de jade
À quatre-vingt-treize ans, tu porteras le sceau d'un général
Dans l'année du cheval, les cent états vassaux se rendront à toi
À quatre-vingt-dix-huit ans, tu effectueras la cérémonie de la Nomination des Dieux.


Ensuite, le Grand Maître ajouta :
- Même si tu retournes maintenant dans le monde, tu reviendras finalement à la montagne.
Jiang Ziya fit ses adieux à son maître et à ses amis, et quitta le Palais de la Sérénité Jade.
L'Immortel du Pôle Sud accompagna Zi Ya jusqu'à ce qu'ils atteignent la Falaise de la Licorne. L'Immortel conseilla à Ziya:
- Le Grand Maître t'a déjà donné des instructions claires, tu ne devrais donc pas être trop anxieux. Aujourd'hui, nous nous séparons mais nous nous reverrons un jour. Ziya s'inclina pour le remercier et prendre congé puis descendit de la montagne.


Jiang Ziya quitte la montagne (Image: lovestone)

Commentaire

En général, il y a deux étapes dans toute pratique religieuse : passive et active. Dans la première étape, les adeptes de la Voie se retirent dans la solitude pour méditer sur les principes physiques (les visibles) et métaphysiques (les invisibles) du monde et de la vie humaine afin de découvrir les lois de la Nature.

Dans leur quête de l'illumination, ils pratiquent de nombreuses techniques compliquées et difficiles qui les font parfois paraître torturés, ou qui pourraient affecter leur santé mentale. Selon les maîtres Zen, cette étape est le "départ du monde profane" que tous les dévots de la Voie doivent expérimenter. Cette étape nécessite de mettre l'esprit dans un état de passivité extrême et de nier les réalités des choses ; un moine Zen décrit cet état d'esprit comme étant celui dans lequel : " les montagnes ne sont pas des montagnes et les rivières ne sont pas des rivières."

Cependant, à partir de ce concept initial de dualités et de déni pour transcender la réalité et trouver le Nirvana (Paradis ou Libération), ils réalisent progressivement que la Voie (ou le Paradis) et la valeur spirituelle ne peuvent pas être trouvées dans l'auto-mortification, ni dans la discrimination entre le bien et le mal, ni dans le lotus parfumé séparé de son étang boueux. C'est parce qu'ils ont découvert la lumière qui montre la vie au-delà de la mort physique. Ils ont connu la sérénité paisible dans leur méditation, ont mis le pied dans le Nirvana et ont vu de leurs propres yeux le mystère merveilleux du ciel pendant leur Samadhi (état de méditation le plus profond). Ils sont certainement et intuitivement entrés en contact avec la vie spirituelle. Ce sont ceux que les gens ordinaires avaient l'habitude d'appeler par différents titres : Saint, Arhat et Bouddha.

Grâce à ces expériences, ils ont atteint la paix intérieure ; ils ne craignent plus que la mort mette fin à leur voyage sur cette terre. Ils ne ressentent plus les inquiétudes et les souffrances que trop de gens endurent pendant les brefs moments chaotiques de cette vie éphémère. Au lieu de cela, ils entrent dans le courant de la vie et acceptent ses changements imprévisibles, partageant leurs réalisations avec les autres, vivant la vie mais sans les inquiétudes, la peur et l'ignorance du commun des mortels ; ils mangent et boivent, se reposent, dorment et travaillent comme chacun. Ils éprouvent de la joie et de la tristesse, mais avec un esprit libéré car ils ont transcendé ce monde de vie et de mort depuis le moment où ils ont vécu ce que diverses religions appellent le Nirvana (Paradis). Ensuite, ils quittent leur isolement pour le monde séculier et travailler au bénéfice de l'humanité. Cette étape définit le "départ de la montagne" et l'état d'esprit dans lequel "Les montagnes restent des montagnes et les rivières restent des rivières ", comme le décrit un pratiquant du Zen.

Au lieu de nier le monde, ils y entrent maintenant en tant qu'êtres éveillés et lui apportent du bien, non par ambition personnelle mais selon la volonté de Dieu. On appelle également cette étape la phase active de la cultivation spirituelle, aussi la pratique du bouddhisme du Grand Véhicule (Mahayana). Cette étape ou pratique exprime parfaitement ces vérités : les peines sont l'origine de l'illumination (Bodhi) ; la vie et la mort sont le Nirvana ; le Dharma du Bouddha n'est jamais séparé du monde.
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Partie 6: Le Marriage de Jiang Ziya

Après avoir rendu hommage à son maître et fait ses adieux à ses amis, Jiang Ziya quitta la montagne et se dirigea vers la ville. Sans famille ni proches, il se tourna vers Song Yiren, un vieil ami fortuné résidant dans la capitale. Enthousiaste de retrouver Jiang Ziya, Yiren souhaita immédiatement prendre soin de lui et entreprit de lui trouver une compagne. Il se fit donc entremetteur auprès de la famille Ma et, en quelques jours, organisa les fiançailles et le mariage. Reconnaissant, Ziya se plia aux volontés de Yiren. L'événement se déroula sans encombre pour unir le vieux Ziya avec la Dame Ma aux cheveux blancs.
Un jour, Madame Ma dit doucement à Ziya :
- Song Yiren et toi, vous n'êtes qu'amis, pourquoi n'essaies-tu de subvenir à tes besoins par toi-même ? Nous ne pouvons pas toujours compter sur lui.
Ziya répondit :
- Tu as raison. Cependant, j'ai consacré ma vie à la cultivation spirituelle depuis l'enfance, je n'ai aucune connaissance en affaires. Que devrais-je faire alors ?
Après réflexion, il ajouta :
- Je savais fabriquer des râteaux quand j'étais jeune.
Madame Ma s'exclama :
- C'est aussi une affaire. Nous pouvons gagner de l'argent avec ça.
Ziya suivit les conseils de Madame Ma et se mit à fabriquer des râteaux qu'il proposa au marché de la capitale. Cependant, il eut beau attendre, il n'eut aucun client. Il retourna chez lui, affamé, épuisé et sans argent. Une dispute éclata avec sa femme dès qu'elle apprit qu'il n'avait rien vendu. Yiren, les ayant entendus, intervint et, après avoir compris la situation, dit :
- Frère, ne vous en faites pas pour les affaires. Je peux facilement vous soutenir tous les deux pour le reste de votre vie. Mettez de côté votre mécontentement et vivez harmonieusement.
Madame Ma, bien que reconnaissante, n'était pas d'accord et déclara :
- Nous devons gagner notre vie, car nous ne pouvons pas dépendre de vous indéfiniment.
Yiren la comprit et cessa de persuader Ziya de ne pas travailler.
Ensuite, Ziya passa de la vente de farine et d'alcool à la vente de porcs et de chèvres, mais toutes ses entreprises commerciales furent infructueuses. Sa femme était furieuse contre lui et lui criait dessus avec mépris. Voyant l'embarras et la tristesse de Ziya, Yiren le réconforta et dit :
-Tout comme une fleur qui éclot en sa propre saison, un homme a aussi son propre temps. Peu importe votre talent, vous ne pouvez rien réaliser lorsqu'il n'est pas venu. Actuellement, vous êtes dans la pauvreté, mais vous connaîtrez la richesse au même titre que n'importe qui d'autre lorsque votre moment viendra. Ne soyez pas découragé, j'ai plusieurs moyens pour vous aider.
Un jour, pendant leur promenade paisible profitant des fleurs dans le jardin, Ziya remarqua un terrain vague. Il commenta :
- Selon la géomancie, c'est un terrain propice. Si vous construisez une maison à cinq tours ici, votre famille aura trente-six officiers ceints de jade et de nombreux fonctionnaires ceints d'or. Je tiens à vous le dire pour vous remercier de votre bienveillance.
Yiren répondit :
- J'ai essayé de construire une maison ici plusieurs fois, mais elle a toujours été incendiée par des esprits.
Ziya répliqua :
- Laiissez-moi choisir un jour propice pour lancer la construction. Vous vous occuperez du banquet pour divertir les ouvriers, et de mon côté, je veillerai à apaiser les esprits maléfiques pour éviter tout problème.
Quelques jours plus tard, Yiren commença à construire la maison pendant que Ziya montait la garde à l'intérieur. Tout se passa bien. Mais cette nuit-là, un vent puissant se leva, soulevant du sable et de la poussière. Cinq démons aux visages bleu, vert, blanc, rouge, jaune et noir apparurent dans le tourbillon du vent.
Ziya laissa rapidement tomber ses cheveux et pointa son épée vers eux en criant :
- Maléfices ! Qu'attendez-vous ? Descendez ici maintenant !
Puis, il forma un "Mudra" (un code de communication mystique) avec ses doigts, suivi immédiatement d'un grondement de tonnerre. Les cinq fantômes tombèrent à genoux devant Ziya et le supplièrent :
- Seigneur, nous ne savions pas que vous etes ici. Ayez pitié de nous et épargnez nous. Nous promettons de ne plus vous ennuyer.
Ziya dit alors aux démons :
- Je vous pardonne cette fois-ci, mais vous ne pouvez pas rester ici. Allez à la montagne Qi et attendez là. Lorsque la guerre éclatera, sortez et soyez sous mon commandement. Je ferai de vous des génies.
Les démons s'inclinèrent devant Ziya, se transformèrent en air et s'envolèrent.
Pendant tout ce temps, Ziya ignorait que Lady Ma le regardait pour voir comment il allait exorciser les démons. Lorsqu'elle n'en vit aucun, elle rit et lui dit :
- Comment peux-tu être si menteur ? Tu ne peux même pas faire des choses simples et tu veux être le maître du peuple!



Le Marriage de Jiang Ziya (Image: lovestone)

Commentaire
La plupart du temps, les prophètes ne bénéficient pas du respect de leur famille et de leur pays d'origine. Prenons quelques exemples. Après avoir été tenté dans le désert, Jésus est retourné dans sa région natale pour prêcher, guidé par le Saint-Esprit. Les habitants lui jetaient des pierres et le chassaient du lieu en disant : "N'est-il pas le fils du charpentier, Joseph, et de cette femme ordinaire nommée Marie ?"
Le prince Siddhartha a renoncé au trône et à sa propre famille pour rechercher l'illumination. Lui aussi n'a pas pu échapper au jugement. On le voyait comme un fils indigne, un mari et père déloyal. En plus des défis rencontrés dans son pays d'origine et au sein de sa famille, les leaders religieux affrontent de nombreuses situations difficiles, ainsi que des attaques virulentes de l'opinion publique. La raison se trouve dans la cruauté naturelle et l'incompréhension des êtres humains.

Jésus-Christ a été condamné pour avoir des relations avec des courtisans et des collecteurs d'impôts. Les gens l'ont accusé d'utiliser le pouvoir du Roi des Démons pour exorciser les démons. Ils se moquaient de lui disant qu'il pouvait sauver les autres, mais pas lui-même lors de sa crucifixion.

De même, le Bouddha Sakyamuni a été interrogé, défié et faussement accusé par d'autres croyances. Il a également fait face à de nombreuses attaques contre sa personne de la part des gens jaloux.
Jian Ziya, chargé de mettre en œuvre le Plan Céleste dans le monde, n'a pas échappé à cette réalité. Sa femme ne l'a jamais respecté, le considérant comme un échec total en tant que maître exorciste. C'est souvent le comportement habituel des profanes envers ceux qui possèdent du talent mais qui manquent d'opportunités.

Le Grand Maître Yuan Shu avait révélé le Plan Céleste à Ziya lorsqu'il lui avait ordonné de quitter la montagne. Cependant, le temps d'attente de Ziya s'est avéré plus long que prévu, comme le suggèrent ces versets : Dix années dans la pauvreté, en vêtements modestes, trouve des distractions, ne sois pas trop chagriné, pêche au ruisseau Panxi, attends ton opportunité jusqu'à ce que le carrosse royal te conduise au palais.

Pourquoi le Ciel organise-t-il autant de situations singulières pour ses messagers ? Il semble que cela soit la loi et la bienveillance célestes en attendant les fonctions importantes. Ainsi, Jian Ziya doit traverser de nombreuses épreuves pour comprendre les réalités du monde. Ces défis visent à forger sa volonté et à le rendre apte à affronter les adversités. Lorsque le moment sera venu, il disposera du talent et de la vertu nécessaires pour accomplir sa tâche au nom du Ciel. Le Grand Maître n'avait-il pas cette intention en l'envoyant dans le monde dix ans avant le début de sa mission ?
Le thème de l'exorcisme est abondant dans les anciens sutras. Le bouddhisme secret a transmis de nombreuses méthodes d'exorcisme, et la Bible chrétienne renferme également de nombreux exemples d'exorcisme accompli par Jésus et ses disciples.

Aujourd'hui, seuls quelques prêtres et moines sont capables d'effectuer un exorcisme efficace. Cela s'explique par le manque général de modestie et de patience pour apprendre les lois métaphysiques et la bonne manière d'exorciser. De plus, la vanité de certains les conduit à considérer ce sujet, comme on le voit dans "L'Exorciste", comme bas, insignifiant et indigne de leur attention.

Cependant, lorsqu'ils échouent dans certains cas de possession, ils se sentent humiliés car leur prestige et celui de la congrégation sont entachés, comme illustré dans "L'Exorciste". Ils peuvent alors conclure que Satan est plus puissant que Dieu. Ainsi, involontairement, ils enseignent une doctrine qui semble louer le pouvoir suprême de Satan sur celui de Dieu, même si leur objectif initial était de protéger leurs disciples contre le mal.

"La Nomination Des Dieux" décrit de manière détaillée la méthode autoritaire de Ziya, un taoïste éclairé, pour subjuguer les démons. Il s'agit d'éduquer et de réformer le mal : amener les démons à abandonner le mal pour le bien et à les encourager à œuvrer pour le mérite afin de racheter leurs fautes et contribuer ainsi à mettre en œuvre la volonté de Dieu. Cette approche est logiquement correcte et conforme aux règles que les étudiants de la mystique ont tous personnellement expérimentées.


Jiang Ziya bannit 5 démons
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Partie 7: Jiang Zi Ya pratiquant la divination

Ce chapitre fait référence au moment où Ziya a utilisé son pouvoir magique pour se débarrasser des cinq démons et a aidé son ami Yiren à construire une maison sur un terrain propice.

    Yiren dit joyeusement à Ziya:
  • Frère, tu as du talent. Tu n'as certainement pas gaspillé tes quarante ans de culte spirituel.

    Ziya répondit sincèrement:
  • La divination et l'exorcisme sont ma spécialité. Ils n'ont aucune importance et ne méritent pas d'éloges.

    Dame Ma intervint:
  • Pourquoi n'en fais-tu pas un moyen de subsistance alors ?

    Ziya répondit:
  • Si j'ai une boutique sur le marché, je peux faire de la divination et de la lecture de physionomie.

    Dame Ma, sceptique, dit:
  • J'ai seulement peur que tu ne dises des bêtises. Si tu te trompes, les gens te casseront les dents, tes outils et déchireront tes livres, et ce serait une honte.

Yiren dit:
- Si tu veux, je te donnerai une boutique sur le marché de la capitale et tu pourras en faire ce que tu voudras.
Ziya était très heureux de cette offre. Il choisit ensuite un jour propice pour ouvrir sa boutique de divination et y resta jour et nuit.

Sur la porte d'entrée était collé un couplet de vers en lettres rouges vives:
    "Innombrables expériences en évenements de la vie, hauts ou bas. Jamais un seul mensonge.

    Je dis la vérité, connaissant les bonnes et mauvaises fortunes de tous. Mes yeux sont comme des miroirs capturant les ascensions et les chutes du monde."

Un autre couplet se trouvait sur le bureau où Ziya pratiquait la divination. Il disait : Mes manches contiennent le Ciel, la Terre et le Monde. Ma gourde absorbe le soleil et la lune.

Trois mois passèrent. Personne ne venait. Dame Ma se plaignit:
- Personne ne vient parce que tu es un mauvais devin. Ziya sourit:
- C'est parce que mon moment n'est pas encore venu. Le regard réprobateur, Dame Ma lança à son mari:
- Les gens inutiles blâment toujours le destin pour leur échec. Tes cheveux sont tout blancs, et qu'as-tu réalisé jusqu'à présent?
Ziya voulait se justifier, mais il ne pouvait que regarder sa femme, abasourdi.

Un jour, un bûcheron nommé Liu Qian entra dans la boutique. Il frappa sur le bureau et parla fort:
- Monsieur, quel est votre nom?
- Mon nom de famille est Jiang. Mon prénom est Shang. Mon nom de plume est Jiang Ziya, ou Feixiong.
- Vous vous vantez de connaître le passé et l'avenir. Je veux maintenant que vous me disiez ma fortune. Si vous avez raison, je vous récompenserai de vingt pièces. Sinon, je vous ferai goûter mon poing et vous demanderai de retourner dans votre pays. Vous ne pouvez pas rester ici et tromper les gens plus longtemps.

Ziya dit:
- Dites-moi simplement ce que vous voulez savoir.
- Je vends du bois de chauffage pour gagner ma vie. Montrez-moi la direction que je dois prendre, et dites-moi combien je retirerai de la vente.

Ziya lança les pièces et écrivit ces quatre vers:
    "Allez directement au Sud
    Vous rencontrez un vieil homme sous un saule
    Le bois se vend pour cent vingt pièces
    Quatre plats de rafraîchissements et deux bols de vin."

Liu Qian protesta:
- Cela ne peut être. Je vends du bois de chauffage depuis plus de vingt ans. Personne ne m'a jamais offert de rafraîchissements ni de vin.

Ziya dit:
- Allez-y, faites ce que j'ai dit et voyez par vous-même.

Liu Qian suivit les instructions et les choses se déroulèrent comme prédit. Il vendit le bois pour cent pièces et reçut vingt pièces supplémentaires en pourboire. Il eut également les rafraîchissements et une petite bouteille de vin. Liu Quang s'écria:
  • Jiang Ziya doit être un saint, ou un dieu. Laissez-moi verser le vin et voir à quel point il est précis.
En effet, la bouteille de vin remplit exactement deux bols.


Jiang Zi Ya pratiquant la divination (Image: lovestone)

Commentaire

Chacun d'entre nous a rencontré au moins une fois dans sa vie un voyant qui a prédit notre avenir avec précision. Cependant, au moment de la lecture, nous ne pouvons vérifier que les événements passés et devons généralement attendre cinq ou dix ans pour ceux à venir. Au moment où ces prédictions se réalisent, le voyant est introuvable. Un voyant, pour devenir célèbre, doit être guidé par des mentors invisibles dont certains sont des esprits mineurs. Leur mission est de guider et de montrer le bon chemin, en particulier à ceux qui sont dans des situations de désespoir. De même, ceux qui ont des mérites bénéficient aussi de leur soutien.

La voyance utilise de nombreuses formes différentes, telles que la lecture de la paume de main, la lecture des cartes, de la physionomie, la divination avec des pièces de monnaie, l'analyse des rêves, le tracé de l'horoscope et de nombreuses autres méthodes inhabituelles. Mais en résumé, pour donner une lecture étonnamment précise, un voyant doit avoir un esprit qui lui révèle les secrets pour qu'il puisse les transmettre à son client. Les voyants qui se fient uniquement à leur propre jugement ont généralement tort. Mais il y a des moments où l'esprit ne peut pas révéler la vérité car cela pourrait plus nuire qu'aider; c'est une situation qui appelle un mensonge pieux. C'est pourquoi tout voyant, même avec l'aide de son mentor spirituel, reçoit ou des éloges ou des critiques.

La tâche du voyant peut sembler modeste, mais elle guide indirectement les gens vers la bonne direction et leur révèle certains secrets du monde des esprits. Par ses predictions, le voyant aide la personne en face de lui ainsi que sa famille. Il pourvoit en même temps à sa propre subsistance.

Pour bénéficier de la voyance, il faut être objectif dans l'évaluation des résultats et ne pas se précipiter dans les éloges ou les critiques. Il faut toujours utiliser la logique lors de l'analyse de la précision de la lecture et surtout éviter la superstition. Gardez à l'esprit que si la divination est précise, les prédictions se réaliseront certainement, que l'on y croie ou non.

La prophétie est un sujet plus vaste. Il s'agit d'une révélation sur l'avenir de personnalités importantes, telles que des rois, des chefs tribaux et des fondateurs religieux, ou le destin d'un clan, d'un pays ou de l'humanité. Les prophètes transmettent généralement des révélations importantes qu'ils reçoivent d'une catégorie supérieure de divinités : le Saint-Esprit, les archanges, les anges supérieurs, etc... à un grand nombre de personnes. Les prophètes sont généralement le leader d'une tribu, des rois, des conseillers royaux et de grands missionnaires. Les prophètes ont également le devoir de mettre en garde une nation particulière tout en la guidant pour suivre le chemin que Dieu a choisi pour elle.

L'histoire bouddhiste a mentionné le prophète Asita, qui pleura après avoir prédit que le prince Siddhartha deviendrait un grand homme de l'humanité ou atteindrait le rang de Bouddha, car le sage savait qu'il allait mourir et renaître dans le royaume immatériel et qu'il raterait la rare opportunité d'apprendre du Grand Illuminé. Outre Asita, de nombreux autres brahmanes talentueux et savants sont venus visiter le prince Siddhartha lorsqu'il n'avait que cinq jours. Parmi eux se trouvaient huit astrologues exceptionnels qui, après une observation minutieuse, avaient également prédit qu'il deviendrait un monarque universel ou un Bouddha.

Tout au long de la Bible judéo-chrétienne, il y a beaucoup plus de données sur la prophétie que dans les sutras bouddhistes, et il semble que cela soit étroitement lié aux révélations divines du début à la fin. Le nombre de patriarches, prophètes ou disciples du christianisme qui avaient le don de prophétie du Saint-Esprit est tellement grand qu'il est difficile de tous les énumérer ici, mais mentionnons simplement quelques cas spécifiques :

  • L'histoire de Noé : La terre était corrompue et remplie de violence, alors Dieu dit à Noé : "Fais-toi une arche en bois de gopher" (Genèse 6:11-15).

  • L'histoire d'Abraham : Dieu dit à Abraham de quitter son pays pour aller dans une terre choisie par Dieu afin d'y établir une grande population (Genèse 12:1-3).

  • L'histoire d'Isaac : Dieu apparut à Isaac et lui dit : "Ne va pas en Égypte. Reste dans le pays que je te dirai. Je te bénirai, et ta descendance sera aussi nombreuse que les étoiles dans le ciel" (Genèse 26:2-4).

  • L'histoire de Jacob : Jacob rêva d'un escalier posé sur la terre avec son sommet atteignant le ciel, avec les anges de Dieu qui montaient et descendaient. Le Seigneur lui dit : "Je te donnerai, à toi et à ta descendance, la terre sur laquelle tu dors en ce moment, et je rendrai ta population aussi nombreuse que le sable et la poussière sur la terre" (Genèse 28:10-15).

  • Le rêve de Joseph : "Il leur dit : Voici mon rêve : Nous liions des gerbes au milieu du champ ; et là, ma gerbe se leva et se tint debout, et vos gerbes l'entourèrent et se prosternèrent devant elle. Il eut encore un autre rêve, et il le raconta à ses frères : J' ai eu encore un rêve ! Le soleil, la lune et onze étoiles se prosternaient devant moi" (Genèse 37:6). Une autre fois, Joseph analysa le rêve avec le sommelier et le haut fonctionnaire du Pharaon. Joseph dit : "Les analyses des rêves ne viennent-elles pas de Dieu dans les cieux ? S'il te plaît, raconte-moi ce rêve" (Genèse 40).

  • L'histoire du Pharaon troublé par un rêve qu'il avait. "Il ordonna aux magiciens et médecins d'Égypte de venir et leur parla de son rêve. Aucun d'entre eux ne put l'expliquer, sauf Joseph" (Genèse 41).

  • L'histoire du buisson ardent : Dieu apparut à Moïse devant un buisson ardent. Il se révéla comme le Grand JE SUIS et dit à Moïse : "Dis aux enfants d'Israël que JE SUIS t'a envoyé vers eux" (Exode 3:10-14). Une autre fois, Dieu dit à Moïse : "Mais je sais que le roi d'Égypte ne vous laissera partir que sous ma contrainte. Alors je vais étendre ma main et la frapper par toutes sortes de prodiges que j'accomplirai au milieu d'elle. Après cela, il vous permettra de partir" (Exode 3:19-20).

  • Après la mort de Moïse, Dieu apparut à Josué et lui dit : "Moïse, mon serviteur, est mort ; maintenant, lève-toi, passe ce Jourdain, toi et tout ton peuple, pour entrer dans le pays que je donne aux fils d'Israël... Aucun homme ne pourra se tenir devant toi tous les jours de ta vie. Comme j'ai été avec Moïse, je serai avec toi ; je ne te délaisserai ni ne t'abandonnerai" (Josué 1:1-2, 5).

  • Gédéon voulait confirmer la volonté de Dieu de le sauver. (Juges 6:37-40) Gédéon dit à Dieu : "Si tu veux sauver Israël par ma main, comme tu l'as promis, je mettrai une toison de laine sur l'aire. Si la toison seule est mouillée de rosée, et tout le terrain sec, je connaîtrai que tu sauveras Israël par ma main, comme tu l'as dit." C'est ce qui arriva (Juges 6:37-40).

  • Lorsque Gédéon arriva, un homme racontait un rêve à son ami et il dit : "J'ai eu un rêve. Une miche de pain d'orge roulait dans le camp de Madian, elle atteignit la tente, la frappa, et la renversa sens dessus dessous, et la tente tomba." (Juges 7:13). Gédéon retourna au camp d'Israël et dit : "Levez-vous, car l'Éternel livre le camp de Madian entre ves mains." (Juges 7:15)

  • L'ange de Dieu apparut à Manoah et lui dit : " Te voici stérile et sans enfants. Tu deviendras enceinte et tu enfanteras un fils. Et maintenant, prends bien garde de ne boire ni de vin ni de liqueur, et de ne rien manger d'impur; car tu deviendras enceinte et tu mettras au monde un fils. Le rasoir ne passera point sur sa tête, parce que l'enfant sera consacré à Dieu dès le ventre de sa mère, et ce sera lui qui délivrera Israël de la main des Philistins." (Juges 13:3-5).

  • Le Seigneur appela Samuel quatre fois et lui dit : "En ce jour-là, je rendrai véritable tout ce que j'ai déclaré contre la maison d'Éli, depuis le commencement jusqu'à la fin." (1 Samuel 3:3-12).

  • Le Seigneur révéla ceci à Samuel au sujet de Saül : "Environ à cette heure demain, je t'enverrai un homme du pays de Benjamin, et tu l'oindras pour qu'il soit prince sur mon peuple [d'Israël] ; et il délivrera mon peuple de la main des Philistins." (Premier livre de Samuel 9:15-16).

  • Samuel reçut l'ordre de l'Éternel d'oindre David. Dès lors, l'Esprit du Seigneur est avec David. En raison de la désobéissance de Saül, l'Esprit de Dieu se retira de Saül et permit à un esprit malin de le tourmenter (Premier livre de Samuel 16:13-14).

  • Lorsque Saül vit le camp des Philistins, il eut peur et son cœur trembla fortement. Quand Saül consulta l'Éternel, l'Éternel ne lui répondit ni par des rêves, ni par l'Urim, ni par les prophètes. Alors Saül ordonna à ses serviteurs de lui amener une pythonisse. Il ordonna à la pythonisse de faire apparaître l'âme de Samuel. La pythonisse déclara qu'elle voyait une divinité sortant de la terre et, à sa description, Saül sut que c'était Samuel. Il se prosterna le visage contre terre et lui rendit hommage. Samuel lui dit : "L'Éternel a déchiré le royaume de ta main et l'a donné à ton prochain, David." Alors Saül tomba immédiatement à terre et eut très peur à cause des paroles de Samuel (1 Samuel 28:5-20).

  • L'Éternel ordonna au prophète Nathan de réprimander David : "Je t'ai oint et élevé sur le trône pour que tu sois le roi d'Israël. Je t'ai sauvé du danger causé par Saül. J'ai aussi donné les maisons de ton maître, t'ai donné les femmes de ton maître, et si cela ne te suffit pas, je te donnerai d'autres bénédictions, alors pourquoi as-tu utilisé une épée pour tuer Urie et prendre ses femmes?" (2 Samuel 12:7-9)?

  • Le Seigneur apparut à Salomon dans un rêve et lui dit de demander ce qu'il voulait. Salomon demanda la sagesse pour guider les Israélites. Dieu lui dit : "Parce que tu as demandé cette chose et que tu n'as pas demandé pour toi une longue vie, des richesses pour toi-même, ou la vie de tes ennemis, je t'ai donné un cœur sage et discernant, de sorte qu'il n'y a eu personne comme toi avant toi, et qu'il n'y en aura pas comme toi après toi. Je t'ai aussi donné ce que tu n'as pas demandé, à la fois des richesses et de l'honneur, de sorte qu'il n'y aura pas d'homme parmi les rois comme toi tous les jours de ta vie" (1 Rois 3:11-13).

  • Dieu envoya un prophète à Jéroboam. Le prophète fit un signe. L'autel se fendit et les cendres furent répandues. Jéroboam étendit la main pour menacer le prophète. Sa main devint sèche et il ne put la ramener à lui-même. Il demanda au prophète d'intercéder aupès de Dieu pour lui et il put ramener sa main. Le prophète refusa l'invitation de se restaurer de Jéroboam.(1 Rois 13:1-10).

  • Dieu dit au prophète Élie : "Tu oindras Hazaël roi sur Aram ; et Jéhu, fils de Nimschi, tu l'oindras roi sur Israël ; et Élisée, fils de Shaphat, d'Abel-Jehovah, tu l'oindras comme prophète à ta place" (1 Rois 19:15-16).

  • Jéhovah dit au roi Achaz : "Une vierge concevra, et elle enfantera un fils, et on l'appellera Emmanuel" (Ésaïe 7:14).

  • La prophétie sur le Messie : Un enfant naîtra et Son nom sera Merveilleux Conseiller, Dieu Puissant, Père Éternel et Prince de la paix (Ésaïe 9:6). Autres prophéties : Sur les païens et la chute de Babylone (Ésaïe 13:19-23), la destruction de l'Assyrie dirigée vers l'Éthiopie (Sophonie 2:12-13), contre Duma et Arabi (Le fardeau de Duma, Édom et Séir 21:11-12, le fardeau d'Arabie 21:13-17), le siège de Jérusalem (Ézéchiel chapitres 4-7), la prophétie contre Ammon, Moab, Édom, Philistie (Ézéchiel chapitre 25), la chute de la partie continentale de Tyr (Ézéchiel chapitres 26-28), de l'Égypte (Ézéchiel chapitres 29-32), la reconstruction d'Israël (Amos 9:11, 13).

  • Dieu dit à Jérémie : "Avant que je t'aie formé dans le ventre, je te connaissais, et avant que tu sortes du sein, je t'avais sanctifié ; je t'ai établi prophète pour les nations. Où que je t'envoie, tu iras, et tout ce que je te commande, tu le diras. Ne les crains pas, car je suis avec toi pour te délivrer" (Jérémie 1:1-8).

  • La prophétie sur le Christ : "Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n'es certes pas la moindre entre les principales villes de Juda, car de toi sortira un chef qui paîtra mon peuple, Israël" (Michée 5:2).

  • Le prophète Ésaïe parla de Jean-Baptiste : "Une voix crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, aplanissez ses sentiers" (Matthieu 3:1-3).

  • La Bible se termine par des révélations et des prophéties sur la fin du monde.

Les capacités prophétiques et de divination ont leurs différences et leurs points communs. Plus tard plusieurs prêtres incapables de s'investir dans le mysticisme semblaient confus et se contredisaient lorsqu'ils abordaient le sujet de la divination : parfois, c'étaient eux qui enseignaient trop de superstitions, et c'étaient également eux qui interdisaient arbitrairement à leurs disciples de croire en la divination sans leur donner d'explication approfondie.

Permettez-moi de vous donner un exemple spécifique : l'histoire s'est déroulée dans une province au Vietnam. L'assistant de l'évêque de la paroisse s'était fait voler sa radio, et personne n'était capable de découvrir qui était le voleur. Quelques jours plus tard, un groupe de paroissiens était allé consulter un voyant musulman hindou, un médium du village de Chau Giang, espérant avoir des indices sur le voleur. En fin de compte, ils ont pu récupérer la radio. Elle avait été volée par un membre de la communauté religieuse.
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Partie 8: JIANG ZIYA BRÛLE LE DÉMON "JADE LUTE"

Dans la tombe de Huang-Ti, à la Porte Sud, vivait un démon nommé Jade Lute, ami de Daji. Après une longue absence, Jade Lute vint rendre visite à Daji dans la capitale. Cette dernière fut ravie de le revoir, et tous deux passèrent des jours et des nuits de plaisir dans le palais. En tant que démon, Jade Lute avait l'habitude de se nourrir de chair humaine et, ne pouvant résister longtemps, il enlevait chaque nuit les serviteurs du palais pour les dévorer.

Un jour, après avoir pris congé de Daji, il se rendit invisible et retourna dans sa caverne. En chemin, il passa devant la boutique de Ziya et entendit les gens vanter ses talents de divination. Il pensa: « Quel escroc ! Qu'y-a-t-il de si spécial dans ses prédictions ? Laissez-moi prendre forme humaine et le mettre à l'épreuve. »

Il se transforma en jeune femme et appela Ziya en souriant: "Maître, veuillez me donner une lecture. "Ziya perçut immédiatement l'énergie sinistre émanant de son visage. Il sourit et pensa : "Fantôme malveillant, comment oses-tu venir ici et me provoquer ? Si je ne parviens pas à te neutraliser, comment puis-je prouver ma supériorité ?"

Ziya demanda à Jade Lute : "Montre-moi ta main." En saisissant fermement son poignet, il appliqua une forte pression avec sa magie pour l'empêcher de se transformer ou de disparaître. Puis, il attrapa une pierre à encre et lui donna un violent coup sur la tête, provoquant un saignement abondant. Jade Lute poussa un cri déchirant et se débattit frénétiquement.

La foule de clients était indignée et furieuse contre Ziya. À ce moment-là, le premier ministre du roi, Bi Gan, passa à cheval. Voyant l'agitation, il s'arrêta et s'enquit de l'incident. Les gens rapportèrent : "Cet vieux diseur de bonne aventure a enfreint la loi en prenant la main de la femme lors de la divination. Elle lui a résisté et il a utilisé la force pour la frapper et la blesser avec le pot d'encre." Bi Gan regarda la femme inconsciente allongée par terre et dit à Ziya : "Vous l'avez déjà battue à mort. Pourquoi tenez-vous toujours sa main ?" Ziya répondit : "Non, elle fait semblant. Cette femme est un démon. Je ne peux pas la relâcher de peur qu'elle ne disparaisse sans que je puisse prouver mon innocence. Même si vous me décapitez sans examiner la situation, je ne la libérerai pas."



Jiang Ziya frappent le Démon "Jade Lute" (Image: lovestone)

Commentaire:
L'auteur de ce livre a été témoin de la manière dont les bouddhistes et les taoïstes ont traité des centaines de cas de possessions. Il a également personnellement effectué des exorcismes devant des groupes allant de cinquante à soixante-dix personnes. Certains de ces cas ont suscité des rumeurs sensationnelles et une grande agitation dans l'opinion publique locale, couvrant tout le district.

Chaque cas de possession présente des caractéristiques uniques. La manière dont les esprits maléfiques parlent et tourmentent la personne possédée, les tactiques qu'ils utilisent pour engager une conversation spirituelle avec les moines, ainsi que leur réaction face aux tentatives d'expulsion, sont à la fois singulières, ingénieuses et dynamiques. En outre, le sens attribué à chaque possession démoniaque, qui affecte la conscience du possédé, de sa famille, de ses proches et des observateurs présents lors de l'événement, varie considérablement d'un cas à l'autre.

Il est impossible de couvrir toutes ces possessions typiques dans le cadre limité de cet article. Pour une exploration plus approfondie, un ouvrage dédié à ce sujet serait nécessaire. Ce chapitre se contente de résumer quelques aspects liés à l'exorcisme, notamment ceux mentionnés spécifiquement dans la Bible, et propose quelques règles pratiques basées sur les études et expériences personnelles de l'auteur en comparaison avec les opinions bibliques classiques sur le sujet.

Les récits bibliques suivants traitent de la possession démoniaque:
  • Histoire 1: La Tentation de Jésus par le Démon
    Ensuite, l'Esprit conduisit Jésus dans le désert pour que diable le tente. Après quarante jours et quarante nuitsde jeûne, Jésus avait faim. Le tentateur vint à lui et lui dit : "Si tu es le Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent du pain." Puis le diable le transporta à la ville sainte, le plaça au sommet du temple et lui dit : "Si tu es le Fils de Dieu, jette-toi en bas, car il est écrit qu'Il donnera des ordres à ses anges à ton sujet, et ils te porteront sur leurs mains... Une fois de plus, le diable le transporta sur une montagne très haute et lui montra tous les royaumes du monde et leur gloire, et il lui dit : "Je te donnerai toutes ces choses, si tu tombes et m'adores." Alors Jésus lui dit : "Retire-toi, Satan ! Car il est écrit : Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu le serviras Lui seul." Alors le diable le laissa, et les anges vinrent le servir (Matthieu 4: 11).

  • Histoire 2: Deux personnes possédées à Gadara
    Lorsqu'il fut à l'autre bord, dans le pays des Gadaréniens, Jésus rencontra deux hommes possédés par des démons. Ces derniers crièrent : "Qu'avons-nous à faire avec toi, Fils de Dieu ? Es-tu venu ici pour nous tourmenter avant le temps ?" Il y avait, non loin d'eux, un grand troupeau de porcs qui paissaient. Les démons supplièrent Jésus, lui demandant : "Si tu nous chasses, permets-nous d'entrer dans le troupeau de porcs." Jésus leur dit : "Allez !" Les démons sortirent des hommes et entrèrent dans les porcs, qui se précipitèrent du haut de la falaise dans la mer et périrent dans les eaux (Matthieu 8:28-30).

  • Histoire 3: Alors qu'ils sortaient, on lui amena un homme muet et possédé. Jésus chassa le démon et l'homme muet se mit à parler, ce qui stupéfia la foule. Ils disaient : "On n'a jamais rien vu de tel en Israël." Cependant, les pharisiens affirmaient : "Il chasse les démons par le chef des démons" (Matthieu 9:32).

  • Histoire 4: Jésus confère le pouvoir d'exorciser aux douze disciples
    Jésus appela ses douze disciples et leur donna le pouvoir de chasser les esprits mauvais et de guérir toutes les maladies et toutes les infirmités (Matthieu 10:1).

  • Histoire 5: Jésus guérit la personne possédée par un démon
    Alors, on lui amena un homme possédé par un démon, aveugle et muet, et Jésus le guérit. L'homme muet put parler et voir. Cependant, lorsque les pharisiens entendirent cela, ils déclarèrent : "Cet homme chasse les démons grâce à Béelzébul, le chef des démons." Jésus leur répondit : "Tout royaume divisé contre lui-même est voué à la destruction, et toute ville ou maison divisée contre elle-même ne peut subsister. Si donc c'est par l'Esprit de Dieu que je chasse les démons, alors le royaume de Dieu est parmi vous. Je vous le dis, tout péché et blasphème seront pardonnés aux hommes, mais le blasphème contre l'Esprit ne sera pas pardonné. Quiconque parlera contre le Fils de l'homme sera pardonné, mais quiconque parlera contre le Saint-Esprit ne sera pardonné ni dans ce monde, ni dans le monde à venir" (Matthieu 12:22-32).

  • Histoire 6: Jésus guérit un lunatique
    Lorsqu'ils se rapprochèrent de la foule, un homme s'avança vers Jésus et tomba à genoux devant lui, disant : "Seigneur, aie pitié de mon fils, car il est épileptique et il souffre beaucoup. Souvent il tombe dans le feu et dans l'eau. Je l'ai amené à tes disciples, mais ils n'ont pas pu le guérir." Jésus réprimanda le démon qui sortit, et le garçon fut guéri instantanément. Les disciples vinrent à Jésus en privé et dirent : "Pourquoi n'avons-nous pas pu le chasser ?" Et il leur répondit : "C'est à cause de votre manque de foi." (Matthieu 17:14-20).

  • Histoire 7: Jésus exorcise le démon
    À ce moment-là, il y avait un homme dans leur synagogue possédé par un esprit impur ; et il cria, disant : "Qu'avons-nous à faire avec toi, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous détruire ? Je sais qui tu es, le Saint de Dieu !" Jésus le réprimanda, disant : "Tais-toi, et sors de lui !" En proie à des convulsions, l'esprit impur cria d'une voix forte et quitta l'homme. Tous furent stupéfaits, au point qu'ils se mirent à discuter entre eux, disant : "Qu'est-ce que c'est ? Une nouvelle doctrine avec autorité ! Il commande même aux esprits impurs, et ils lui obéissent." Immédiatement, la nouvelle se répandit partout, dans tous les districts environnants de la Galilée. (Marc 1:23-28).

  • Histoire 8: Le diable révèle l'identité de Jésus
    Les esprits impurs, quand ils le voyaient, se prosternaient devant lui, et s'écriaient: Tu es le Fils de Dieu. (Marc 3:11).

  • Histore 9: Immédiatement, un homme sortit des tombeaux, possédé par un esprit impur, et personne ne pouvait le maîtriser, même avec une chaîne. Souvent attaché avec des entraves et des chaînes, il les avait rompues et brisées en morceaux. Voyant Jésus de loin, il courut et se prosterna devant lui ; et criant d'une voix forte, il dit : "Qu'avons-nous à faire l'un avec l'autre, Jésus, Fils du Dieu Très-Haut ? Je t'en supplie au nom de Dieu, ne me tourmente pas !" Et Jésus lui demanda : "Quel est ton nom ?" Il lui répondit : "Mon nom est Légion, car nous sommes nombreux." (Marc 5:2-8).

  • Histoire 10: Les démons parlaient de Jésus
    Des démons aussi sortirent de beaucoup de personnes, en criant et en disant: Tu es le Fils de Dieu. Mais il les menaçait et ne leur permettait pas de parler, ... (Luc 4:41).

  • Histoire 11: L'histoire de Job
    Un jour, les fils de Dieu vinrent se présenter devant l'Éternel, et Satan vint aussi parmi eux. Satan dit alors à l'Éternel : "Est-ce que Job craint Dieu d'une manière désintéressée ? N'as-tu pas protégé sa maison, ses biens et tout ce qui lui appartient ? Mais étends ta main, touche à tout ce qui lui appartient, et il te maudira en face." L'Éternel répondit à Satan : "Voici, tout ce qui lui appartient est en ton pouvoir ; seulement, ne porte pas la main sur lui." (Job 1:6-12).
    Satan commença le test sur Job. Rapidement, des voleurs s'emparèrent des bœufs, des ânes et des chameaux, et tuèrent les serviteurs. Le feu détruisit les brebis, et ses fils et ses filles périrent lorsque la maison s'effondra sur eux. Malgré ces épreuves dévastatrices, Job fit preuve de sa valeur devant Dieu. Il declara : « Je suis sorti tout nu du ventre de ma mère, je retournerai nu au ventre de la terre. Le Seigneur a donné, le Seigneur a repris. Que le nom du Seigneur soit béni ! » (Job 1:21).
    Ensuite, Satan reçut de nouveau la permission de Dieu de tester Job. Il le frappa d'un ulcère malin, de la plante des pieds jusqu'au sommet de la tête. Job s'asseyait alors parmi les cendres, se grattant avec un tesson. Malgré sa souffrance, Job n'a pas maudit Dieu. En récompense de sa loyauté, Dieu a doublé ses biens et Job a été loué (Job 2:7-10)

Basé sur les preuves bibliques de possessions démoniaques et du livre mythique "La Nomination du Dieu", l'auteur de cet essai présentera certains principes liés au royaume invisible en relation avec la méthode d'exorcisme qu'il a personnellement expérimentée, observée et systématisée:
  1. Les récits du démon dévorant les servantes (une histoire de fantôme de style oriental) et de Dracula suçant le sang humain (une histoire de fantôme de style occidental) relèvent de la pure fiction. De même, l'action de Jiang Ziya, frappant violemment le lutin et le faisant saigner abondamment, va à l'encontre du principe du mysticisme. Il s'agit d'une action stupide commise par une personne ignorante.

  2. Affirmer que le fantôme apparaît sous forme humaine pour obtenir une lecture devant la foule est incorrect et contraire au principe du mysticisme. En réalité, selon les enseignements ésotériques, seuls les étudiants dotés d'un "troisième œil" peuvent percevoir les fantômes, les esprits et les démons. Il serait donc plus précis de dire que le démon a possédé le corps d'une femme et l'a conduite à consulter le diseur de bonne aventure.

  3. Satan a joué le rôle d'un examinateur pour mettre à l'épreuve Jésus, Job, ainsi que d'autres leaders religieux et disciples ultérieurs. Dans l'histoire 1 (Matthieu 4), "L'Esprit a conduit Jésus dans un endroit désert pour qu'il soit tenté. Après avoir essayé trois fois, le diable a quitté Jésus et les anges sont venus le servir." L'histoire de Job indique clairement que Dieu a donné un ordre secret permettant à Satan de mettre à l'épreuve la foi de Job en Dieu.

  4. Ces trois épreuves célestes sont destinées au disciple religieux, où l'examinateur est une divinité appelée Satan.
    Il peut arriver qu'une personne soit possédée par des esprits maléfiques et que par la suite, des saints ou des anges accomplissent des miracles à travers elle en même temps. En réalité, il n'y a qu'un seul personnage jouant les deux rôles, et c'est le Saint-Esprit. Il est responsable de tout. Le scénario où Jésus est conduit au désert par le Saint-Esprit, puis possédé par Satan qui le conduit au sommet du temple, pour ensuite le mener à la montagne pour le tenter, peut être orchestré par un seul messager divin confié par Dieu.

  5. Satan comprend la mission de Jésus dans ce monde, tandis que les adorateurs et les gens sont encore complètement ignorants à son sujet. Comme indiqué dans l'histoire de la personne possédée à Gérasa (Matthieu 8:28) et d'autres cas de possession (Marc 1:23, 5:2, et Luc 4:40), "les démons indiquaient aux gens la mission de Jésus : Il est le Saint de Dieu, le Fils de Dieu et le Christ." Dans ce contexte, le démon lui-même agissait comme le Saint-Esprit, prenant le rôle de Satan pour magnifier le prestige du Messager envoyé par le Ciel et le présenter aux gens. Ce cas résonne avec l'enseignement bouddhiste célèbre : "Les étrangers et les fantômes sont les apparences de Bodhisattvas."

  6. Dans la vie réelle, les personnes possédées peuvent manifester une série de comportements alarmants : grimper aux arbres, tomber dans les rivières, parcourir de longues distances à travers champs, agiter frénétiquement leurs bras et leurs jambes, frapper leur poitrine, détruire des meubles et des autels, et proférer des malédictions envers les moines et les prêtres qu'ils jugent malhonnêtes et hypocrites. Elles souffrent souvent de maux de tête intenses, perdent la parole et peuvent être victimes de coliques, de convulsions ou de paralysies. Leur famille est souvent contrainte de les attacher avec des chaînes, de leur administrer des tranquillisants, ou de les conduire dans des hôpitaux psychiatriques pour leur propre sécurité.
    L'histoire 9 (Marc 5:4) décrit précisément un homme sous l'emprise d'un esprit maléfique qui brise ses chaînes et ses entraves pour s'échapper. Dans l'histoire 6 (Matthieu 17:14), la personne possédée souffre d'épilepsie et se jette fréquemment dans le feu et dans l'eau. Dans l'histoire 3 (Matthieu 9:32), la personne possédée devient muette, tandis que dans l'histoire 5, l'esprit maléfique rend la personne aveugle.

  7. Avant de quitter la personne possédée, l'esprit maléfique a l'habitude de la faire tomber au sol, de lui passer les mains sur le visage, de claquer des mains et de faire du bruit avant de la ramener à la normale. Comme décrit dans l'histoire 7 : "Le Diable fit tomber le mort, cria fort, et sortit de lui."

  8. Il est à noter que plusieurs entités peuvent posséder une personne en même temps, comme le montre l'histoire 9 (Marc 5:9) : "Le Diable dit : 'Mon nom est Légion car nous sommes nombreux.'"

  9. Si un esprit maléfique peut posséder un être humain, il peut également posséder des animaux tels que des vaches, des serpents, des tortues, des tigres, des papillons, et autres. De nombreux cas de possession animale ont été observés dans la vie réelle, comme le montre l'histoire 9 (Marc 5:13) : "Le diable entra dans le troupeau de porcs qui se jeta dans la mer."

  10. Les esprits qui possèdent une personne pour encourager les bonnes actions et accomplir des miracles sont souvent appelés des esprits saints ou des anges. En revanche, les esprits qui possèdent ceux ayant un mauvais karma, dans le but de les punir, de les faire insulter les moines arrogants et stupides, ou de rehausser le prestige du vrai moine ou prêtre, sont généralement qualifiés d'esprits maléfiques ou de démons.

  11. Les personnes ayant accumulé beaucoup de mauvais karma (pécheurs) ou les individus religieux dépourvus de mérites, qui se montrent arrogants, centrés sur eux-mêmes ou qui suivent un chemin obscur, ont souvent des interactions avec des fantômes et des démons. Dans certains cas, si ces personnes ne suivent pas la voie de la raison, les esprits pourraient même causer des dommages à leur corps. Ainsi, les anciens sages avaient tout à fait raison de dire : "Les démons et les dieux respectent les personnes vertueuses." En effet, les démons font partie de l'armée céleste de l'Être Suprême, leur mission étant de punir les transgresseurs des lois célestes, mais ils admirent également ceux qui font preuve d'une grande droiture et générosité.

  12. Dans l'histoire 6, les disciples de Jésus avaient été investis du pouvoir d'expulser les esprits maléfiques, mais ils avaient échoué dans un cas particulier, ce qui les avait poussés à se tourner vers Jésus pour obtenir de l'aide. Jésus leur répondit que leur manque de foi était la raison de leur échec. Cependant, en réalité, il y avait d'autres facteurs en jeu, en plus de la foi : le Saint-Esprit voulait que les disciples se soumettent pleinement à l'autorité de Jésus, qui était chargé par Dieu de répandre la religion à cette époque. De plus, les disciples manquaient de vertu, et le Saint-Esprit cherchait à les rendre humbles, les empêchant ainsi de sombrer dans l'orgueil spirituel chaque fois qu'ils utilisaient leurs pouvoirs au service de la religion. En agissant ainsi, le Saint-Esprit garantissait qu'ils apporteraient gloire au nom de Dieu en accomplissant des miracles.

En résumé, celui qui comprend les principes du mysticisme et les applique correctement sur le chemin religieux, en respectant les lois du Ciel, verra tous les fantômes et démons, représentant l'Axe du Mal, ainsi que les saints et les anges, formant le Cercle Sacré, se manifester et lui rendre hommage. En réalité, le Bien et le Mal sont sous le contrôle des Divinités de Dieu, les archanges. Le Saint-Esprit éduque une personne ignorante, mais si celle-ci ne comprend pas la leçon et offense l'Esprit Saint par arrogance, elle subira les conséquences évoquées dans la Bible : " Et quiconque parlera contre le Fils de l'homme, il lui sera pardonné; mais à celui qui aura blasphémé contre le Saint-Esprit, il ne lui sera point pardonné dans cette vie et la suivante. (Luc : 12 :1-)


Jiang Ziya Burns The “Jade Lute” Demon


Mis à jour le 10/03/2024
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OPINIONS RELIGIEUSES SUR L'ORIGINE DE LA VIE ET DE L'UNIVERS

L'étude de la religion est source de frustrations car on se trouve confronté à une multitude de théories controversées sur l'origine de la vie et de l'univers, également connue sous le nom de "Première Cause”. Chaque théorie semble critiquer les autres comme si elle détenait à elle seule la Vérité. La question est de savoir quelle religion a réellement saisi la réalité des mystères de l'univers et de la vie. Ou bien, sont-elles comme ces aveugles décrivant l'éléphant en regard à la partie qu'ils avaient touchée ?
Pour les fervents, la réponse est simple : nul besoin d'explorer, il leur suffit de croire, les yeux fermés. Cependant, pour ceux qui adoptent une approche plus objective, ils doivent toujours examiner la rationalité des théories avancées par les différentes religions. Ceux qui font preuve de prudence comprennent que certains aspects du surnaturel défient le raisonnement simple et la logique ; ils ne peuvent être saisis que par l'intuition ou une aptitude à comprendre les phénomènes mystiques.
Par conséquent, qu'il soit question de raison ou des sens aiguisés, la transmission de ces vérités physiques ou surnaturelles à travers le langage oral ou écrit doit naturellement se faire de manière cohérente et sensée — surtout compréhensible par tous.
Maintenant, essayons d'aborder le sujet de l'origine de la vie et de l'univers à travers les explications variées de différentes religions et tentons de les critiquer.

Il existe trois principales théories avancées par les religions lorsqu'il s'agit de comprendre la première cause de l'univers et de l'humanité : soit l'acceptation d'une première cause sous la forme d'un être tout-puissant ou d'un créateur autonome (Christianisme, Hindouisme) ; soit l'acceptation d'une première cause sous la forme d'un principe, d'une force universelle (Daoïsme, Confucianisme) ; soit la négation de l'existence d'une première cause (Bouddhisme primitif).

I. Le Dieu omnipotent ou le Créateur Personnifié

Le Créateur Personnifié est connu sous de nombreux noms dans différentes religions, tels que le Suprême Être, le Créateur, Dieu le Père, l'Empereur de Jade, Brahma, Jéhovah, et bien d'autres. En essence, Dieu est le maître suprême de l'univers et de tous les êtres, incarnant la Vérité Absolue, le Tout Bien et la Toute Perfection. Il réside au Ciel et gouverne tout en tant que Souverain.
Selon la Bible judéo-chrétienne, il est écrit : " Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre. Sur la terre, où les eaux se rassemblaient, se trouvait la mer avec des poissons. Il y avait de la végétation, y compris des plantes produisant des graines et des arbres portant des fruits. Les cieux étaient ornés de lumières et d'étoiles. Sous les cieux, il y avait des oiseaux et d'autres animaux, et des insectes et des bêtes sauvages erraient sur le sol. Ensuite, Dieu créa l'homme à son image et forma une femme à partir de sa côte. Chaque espèce, mâle et femelle, s'unissait pour se multiplier."
Selon l'ancienne tradition hindoue : Seigneur Brahma, le Grand Brahma, le Suprême Être, l'Omniscient, l'Autorité de toutes les décisions, le Fondateur, le Créateur, le Victorieux, le Seigneur auto-existant et le Père du passé, du présent et du futur de tous les êtres. Brahma a créé tous ces êtres. Pourquoi ? Parce que Brahma avait une pensée, " Je souhaite avoir d'autres créatures !" C'est de son souhait que sont nés les humains."
Les musulmans conçoivent Allah comme l'Être Unique et Éternel, distinct de la création et au-delà de toute comparaison. Ils reconnaissent également Adam comme l'ancêtre de tous les humains, créé à partir d'argile avec Allah lui insufflant la vie. Ève a été formée à partir de la côte d'Adam, et ils ont initialement vécu au Paradis jusqu'à leur expulsion sur Terre en raison du péché. La légende raconte que leur réunion sur le mont Arafat a entraîné le noircissement d'une pierre par les larmes d'Adam, maintenant vénérée au temple de la Kaaba.
Selon la croyance musulmane, Allah a créé le ciel et la terre en six jours. Les deux premiers jours étaient dédiés à la terre, les deux suivants à tous les êtres vivants qui la peuplent, et les deux derniers aux cieux. Les musulmans affirment également qu'il existe sept cieux et six niveaux d'enfer.
En résumé, le judéo-christianisme, l'hindouisme et l'islam partagent la croyance en Dieu en tant qu'Être Suprême avec une personnalité distincte. Il est la cause ultime et l'origine de la création du monde, et tout découle de Sa volonté.

II. Rejet du créationnisme - "Le Créateur Divin n'existe pas."

Dans les textes fondamentaux du bouddhisme Theravāda, le Tripitaka, il n'y a pas de mention d'un Créateur. Le bouddhisme Theravāda n'admet aucune forme de Créateur et considère l'origine de la vie comme un mystère qui échappe à l'entendement humain.

La principale raison pour laquelle les bouddhistes Theravāda évitent les questions métaphysiques complexes est expliquée par une analogie : celle d'une personne frappée par une flèche. Si cette personne se met à demander "Qui m'a tiré ? D'où vient la flèche ? De quel métal est-elle faite ? Quelles étaient les intentions de l'archer ? Quel type de poison a été utilisé ?" et ainsi de suite, il est clair que la recherche de réponses détaillées à toutes ces questions le mènerait à sa mort. De même, celui qui recherche des connaissances poussées sur l'origine de l'humanité ou sur les limites du monde pourrait mourir avant d'avoir des réponses de "l'Enseignant du Monde".

Dans le sutra de Malunkya, le moine Malunkyaputta interpelle le Bouddha : "Vous n'avez pas abordé certaines questions. Vous ne les avez pas clarifiées ni discutées. Est-ce que le monde est éternel ? Est-il fini ou infini ? Si vous pouvez m'expliquer clairement ces points, je continuerai de vous suivre et de vivre en tant que moine. Sinon, je quitterai cette voie... Si vous connaissez les réponses, dites-le ; si vous ne les connaissez pas, admettez-le... Et si quelqu'un est dans l'ignorance ou n'est pas éveillé, il est préférable de dire : 'Je ne sais pas, car je ne suis pas éveillé.'" À cela, le Bouddha répond : "Je n'ai pas répondu à ces questions parce qu'elles ne conduisent pas à l'éveil ni au Nirvana. Se lancer dans de telles interrogations pourrait empêcher quelqu'un d'atteindre la libération avant même d'avoir compris les réponses."

Une autre raison pour laquelle Les bouddhistes Theravada évitent ces questions est la conviction qu'une réponse définitive est inatteignable. Le Sutra Nikaya enseigne : "Ô disciples, l'origine de ce voyage sans fin est inconcevable. Les êtres, entravés par l'ignorance et les désirs, sont incapables de comprendre le début de ce parcours infini." Bertrand Russell appuie cette notion en affirmant : "Il est infondé de croire que le monde ait un début. Cette idée naît de la limite de notre réflexion.

Les bouddhistes Theravada justifient leur refus d'aborder tous les dilemmes philosophiques. Ils estiment que ces questions ne facilitent pas la libération de la souffrance et restent hors de portée des ignorants. Cette approche paraît sensée à première vue mais elle soulève un paradoxe car en même temps, ils critiquent les interprétations hindoues sur ces sujets. Ils s'engagent ainsi malgré eux dans le débat métaphysique, contredisant leur principe initial selon lequel certaines connaissances restent inaccessibles.

Pour remettre en question l'idée de création divine et réduire le statut du Créateur Brahma, les bouddhistes Theravada ont utilisé un récit apocryphe, se positionnant ainsi comme des experts en métaphysique. Ce faisant, ils ont exploré un domaine qu'ils avaient auparavant décidé de ne pas approfondir.

Dans le Sutta Patika, le Bouddha explique comment Maha Brahma, considéré comme le Créateur, est venu à se percevoir ainsi après être né le premier dans un nouveau cycle du monde. Il pense être le Suprême, le Créateur, le Père de tous, croyant avoir créé les êtres vivants simplement en le désirant. Les êtres nés après lui, voyant sa supériorité en âge, en beauté et en pouvoir, le considèrent comme le Créateur. Cependant, ces êtres plus récents vivent moins longtemps, sont moins attrayants et moins puissants. Le Bouddha suggère que cette perception de la création et du créateur est influencée par l'ordre de naissance et non par une véritable capacité à créer la vie, introduisant ainsi une critique subtile de la notion de création divine.

Lorsqu'une personne renonce à sa vie familiale pour embrasser la vie monastique, elle affûte son esprit et développe une plus grande clarté et perspicacité. En atteignant un état de sérénité profonde, elle se souvient partiellement de ses vies passées. Cependant, ses souvenirs limités la conduisent à croire que l'Être Suprême, considéré comme le Créateur et Père de toute vie, l'a créée. Elle pense que cet être, éternel et inaltérable, existe véritablement et restera à jamais, tandis que les êtres qu'il a créés sont transitoires, sujets au changement et à la mort.

Pour les bouddhistes Theravada, cette croyance selon laquelle Brahma est le Créateur est une illusion entretenue par Brahma lui-même et n'est pas une vérité absolue.

La tension entre le bouddhisme Theravada et l'hindouisme est illustrée dans le Kevaddha Sutra, un récit imaginaire où un moine interroge Brahma sur la fin des éléments naturels : terre, eau, vent, et feu. Brahma, réticent à avouer son ignorance devant ses disciples, réprimande le moine : "Pourquoi quitter le Bouddha pour me questionner ? C'est inapproprié et illogique. Retournez auprès du Bouddha et fiez-vous à ses enseignements." Ce dialogue met en lumière le respect que Brahma lui-même porte aux enseignements du Bouddha, soulignant la supériorité du bouddhisme dans le débat sur la connaissance ultime.

Dans une démarche critique envers le concept brahmanique du Créateur suprême, les disciples du Bouddha ont composé divers récits remettant en question cette idée, malgré leur position initiale de relative ignorance sur le sujet. Des textes comme le Jatakamala et le Mahabodhi Jataka Sutra dépeignent l'univers comme un lieu de chaos, d'imperfection, marqué par la laideur, la malhonnêteté, la ruse, la cupidité et l'ambition. Ces écrits suggèrent que, si un Dieu créateur de l'univers et de la vie devait exister, il serait responsable d'un monde empli de souffrances et d'injustices. Ainsi, ce Dieu serait vu comme imparfait, portant le poids des péchés, les êtres humains n'étant que les exécutants de sa volonté.

Cependant, il serait inexact d'affirmer que le bouddhisme ne s'intéresse pas à l'origine de l'univers et de la vie, comme le soutenaient autrefois certains moines bouddhistes Theravada. Au contraire, les bouddhistes Mahayana ont élaboré de nombreuses doctrines sur ce vaste et complexe sujet.

Dans la perspective des bouddhistes Mahayana, l'univers et la vie ne sont que des manifestations illusoires. C'est comme un rêve prolongé de chaque être vivant, dans le royaume infini et vaste du Dharma, qui est le principe ordonnateur de l'univers. Comme le dit le Sutra Shurangama : "Tous les innombrables royaumes apparaissent dans le vide de l'espace, et le vide apparaît dans l'esprit comme des nuages dans le ciel bleu."

De plus, le Sutra de la Grande Sagesse Immense exprime une perspective similaire : "Les mondes, les royaumes, les racines des êtres... sont semblables à des illusions, des transformations, comme des rêves... la vapeur qui s'évanouit, la lune sous les eaux... présentés par un grand magicien accroupi à un carrefour." De même, les sutras bouddhistes Mahayana, tels que le Sutra Lankavatara, le Sutra de la Fleur d'Ornement (Avatamsaka Sutra), le Sutra de la Fleur du Dharma (Dharmapundarika Sutra), le Sutra de Kshitagarbha (Kshitagarbha Sutra), ainsi que le Sutra Suprême de Prajna, offrent des réponses exhaustives et détaillées sur divers sujets métaphysiques, notamment le royaume du Bouddha, les royaumes du ciel et de l'enfer, et les diverses réalités des êtres.

Le Sutra de la Fleur d'Ornement illustre parfaitement ce concept : "Tous les vastes et immenses royaumes, ainsi que les innombrables terres du Bouddha du Monde Fleur (qui représentent l'univers !), sont rassemblés et établis par l'océan cosmique d'énergie des Bouddhas, les vœux des Grands Bodhisattvas et la mer de karmas de toutes sortes d'êtres vivants." Ce sutra clarifie que les royaumes supérieurs et purs de l'univers sont le fruit du pouvoir surnaturel élevé du Bouddha et des Bodhisattvas, tandis que les royaumes inférieurs et sombres sont le résultat de leur pouvoir moins élevé.

De plus, le pouvoir transcendant du Bouddha ne se limite pas à soutenir et préserver les royaumes inférieurs ; il influence également profondément tous les êtres vivants. Selon le Sutra de la Fleur d'Ornement (Avatamsaka), "Sans un tel pouvoir de soutien et de préservation des Bouddhas, cet univers n'aurait pas pu exister même pour un 'kṣaṇa' (la plus petite unité de temps, 1/75 de seconde), et ce monde n'aurait pu connaître la moindre félicité."

Essentiellement, sans une étude approfondie des sutras du bouddhisme Theravāda et Mahāyāna, les personnes se revendiquant bouddhistes peuvent facilement être désorientées. Cette confusion découle des nombreuses contradictions non seulement entre les doctrines Theravāda et Mahāyāna, mais également au sein des différentes sectes de chacune. Quelques théories dans un seul sutra boudhiste à propos de l'univers, de la vie et de la pratique spirituelle ne permet pas d'en tirer des points de vue généraux sur le bouddhisme.

Dans cet article, notre objectif est d'explorer l'origine de l'univers et de la vie à travers diverses doctrines bouddhistes, d'examiner les disparités dans ces doctrines et de les résumer comme suit :
1. La tradition Theravāda considère que la question de la Cause Première est inconcevable et incompréhensible. Elle refuse de reconnaître un Dieu personnel ou un pouvoir invisible comme Cause Première.
2. La croyance Mahāyāna voit la vie et l'univers comme des produits de l'esprit, des manifestations de la conscience individuelle.
3. Diverses Sectes Mahāyāna croient que l'univers et la vie proviennent du pouvoir surnaturel du Bouddha, une cause primordiale dans une philosophie non théiste.
4. Corps Dharma des Bouddhas : Certains estiment que le corps du Dharma des Bouddhas représente à la fois l'aspect divin (l'Être Suprême) et l'aspect non-divin (les capacités transcendantales) car le corps représente la divinité (le Tathagata) tandis que le Dharma représente le non-divin (le principe suprême).
5. Les sectes bouddhistes du Tibet et du Népal adoptent un point de vue théiste, affirmant qu'Adi Buddha, un Bouddha précoce omnipotent et omniscient, a créé l'univers et tous les êtres vivants par la méditation, semblable à la création dans le christianisme ou l'hindouisme.

Malgré les différentes perspectives sur la Cause Primordiale, la plupart des bouddhistes, quelle que soit leur école, rejettent l'idée d'un Dieu en tant qu'entité personnelle ou puissance contrôlant l'univers et la vie, distinguant ainsi le bouddhisme du christianisme ou de l'hindouisme. Bien que des similitudes existent entre différentes religions et que la compréhension de Dieu et du principe suprême demeure insaisissable, des préjugés persistent, personne n'étant en mesure de prétendre avoir totalement compris Dieu ou la vérité ultime.

Si le Christianisme, l'Hindouisme et l'Islam accordent une importance primordiale à la divinité dans leurs explications sur l'origine de la vie et de l'univers, le bouddhisme Theravāda primitif considère cette question comme non essentielle. En revanche, le Confucianisme et le Daoïsme adoptent une perspective non divinisée.

Avant de plonger dans les doctrines de Confucius et de Laozi, il est essentiel de comprendre les croyances anciennes des Chinois sur ces questions. Ces deux philosophies s'appuient en effet sur ces origines pour élaborer leurs propres théories.

Au commencement, les croyances des Chinois étaient semblables à celles d'autres peuples primitifs, où ils pensaient que les divinités pouvaient influencer la vie et les activités humaines. La vénération des divinités s'étendait à une multitude d'entités imposantes, mobiles et perçues comme ayant une influence significative sur la vie, toutes considérées comme divines. D'innombrables divinités étaient honorées, telles que le Dieu du Soleil, la Déesse de la Lune, les Dieux des étoiles, des montagnes, des rivières, de la foudre, du vent, de la pluie, etc. Des rituels de culte et des prières ont également émergé à cette époque.

Selon une logique naturelle, tout comme une maison a un chef et les territoires ont un roi, l'univers et les divinités doivent également avoir un souverain, qui est le Très-Haut ; autrement dit, le roi éminent du royaume céleste, gouvernant toutes les divinités et créatures dans l'univers. Par la suite, certaines personnes ont approfondi leur réflexion, se demandant si le Très-Haut pouvait être également limité et avoir une apparence humaine. Elles ont ainsi modifié leur perspective pour considérer le Très-Haut comme un principe spirituel, le maître de toute chose.

Confucius étudia les idées des sages de l'ancienne époque tout en méditant sur les mystères des transformations du Ciel et de la Terre, puis élabora sa propre doctrine. Il adopta le principe fondamental selon lequel "le ciel, la terre et toutes choses forment un seul corps" comme base de sa philosophie. Ce principe unique est omniprésent et est considéré comme la cause de la vie dans l'univers. Il est également appelé le Ciel, le Très-Haut ou l'Ultime Pôle. Bien que la véritable nature de l'Ultime Pôle demeure mystérieuse et insondable, on peut en comprendre la manifestation en examinant les transformations de toutes choses.
En d'autres termes, bien que la pleine compréhension du Très-Haut nous échappe, nous pouvons appréhender sa manifestation à travers la création de l'univers et de toutes choses. C'est précisément cette exploration du mouvement inhérent à ce principe que la pensée fondamentale confucianiste et daoïste cherche à comprendre.

À l'origine, l'univers était dans un chaos indistinct. En son sein résidait un principe invisible, extrêmement subtil et puissant, connu sous le nom d'Ultime Pôle, qui a donné naissance à deux entités relativement distinctes : le dualisme, ou le yin et le yang. Avant l'émergence de ces deux entités, il était impossible de discerner entre l'existence et la non-existence. L'apparition du yin et du yang a rendu toutes les possibilités envisageables, sans exclusion. Ces deux forces interagissent et se complètent mutuellement, générant ainsi d'innombrables transformations cosmiques. Bien que la diversité des phénomènes dans le monde soit infinie, leur essence fondamentale repose uniquement sur le yin et le yang : "Comprendre les principes du yin et du yang, c'est comprendre l'ensemble des choses ; connaître la simplicité de ces principes, c'est comprendre la raison du monde" (Traduction - Hé Tu Shang). Il est donc crucial de reconnaître que le yin et le yang ne sont pas des entités matérielles, mais simplement les premiers symboles du processus de création.

Selon le Confucianisme, l'humanité occupe une position centrale parmi toutes les créatures. Les êtres humains possèdent un esprit et une nature lumineux qui leur permettent de comprendre les choses. Comme le dit le texte des Rites : "L'homme est la vertu du ciel et de la terre, l'union du yin et du yang, la convergence des esprits et des démons, la vitalité des cinq éléments" (Rites - Li Yun, Rites de Musique - Li Yun IX).

En résumé, le Confucianisme évite de se perdre dans la spéculation sur la nature intrinsèque du Ciel, préférant plutôt chercher à le comprendre à travers la dynamique de création de toutes choses. Selon cette perspective, le premier élan du Ciel est représenté par l'Ultime Pôle, engendrant ainsi le dualisme. De ce dualisme naissent ensuite les quatre symboles, à partir desquels émergent les huit trigrammes. Ces huit trigrammes sont à l'origine d'une multitude d'êtres. Ceux qui absorbent une grande quantité d'énergie vitale deviennent saints ou divins, tandis que ceux qui en absorbent moins demeurent des êtres ordinaires ou d'autres créatures.

Dans la perspective du Daoïsme, le Dao représente le principe absolu de l'univers, existant avant la création du ciel et de la terre. Il demeure totalement mystérieux, échappant à la compréhension et à l'imagination humaines, presque imperceptible. C'est pourquoi les adages "Ceux qui posent des questions sur le Dao et ceux qui y répondent sont tous des gens qui ne comprennent pas le Dao" (Tri Bac Du) et "Les érudits de basse classe qui entendent parler du Dao rient et le négligent" (Dao Te Ching) soulignent la difficulté à appréhender cette réalité. Tout comme le Confucianisme qui évoque l'Ultime Pôle, le Daoïsme utilise également le terme Dao pour désigner l'origine de l'univers et de toutes choses.

Laozi écrit : "Le Dao engendre un, un engendre deux, deux engendrent trois, et trois engendrent toutes choses. Parmi toutes choses, il n'y a rien qui ne porte l'ombre du yin et la lumière du yang. Ils s'harmonisent et s'équilibrent mutuellement là où ils se croisent." Le "un" ici peut être comparé à l'Ultime Pôle dans la dynamique du Confucianisme, générant ainsi la multitude des êtres. Ainsi, la nature du Dao semble apparemment inactive, mais en réalité, rien n'est fait sans son influence. En tant que souverain du ciel, de la terre et de toutes choses, chaque être, bien qu'il naisse et se développe de manière diverse, finit par retourner au Dao ; il part et revient. Bien que le Dao soit apparemment simple à décrire, en réalité, "On ne voit pas sa tête en le rencontrant, et on ne voit pas sa queue en le suivant" (Dao Te Ching).

Laozi n'aborde pas directement la position de l'homme dans l'univers par rapport aux autres espèces, mais il écrit indirectement : "L'homme imite la Terre, la Terre imite le Ciel, le Ciel imite le Dao, le Dao imite la Nature". Ainsi, que l'humanité soit noble ou non, elle doit observer les transformations, les activités de la Terre, du Ciel, du Dao et vivre conformément à la loi naturelle de ces cycles.

Bien que le Confucianisme et le Daoïsme explorent les principes métaphysiques et l'origine de l'univers et de toutes choses, ces concepts ne captivent pas nécessairement la croyance de la majorité des Chinois. Les idées abstraites du Tai Yi ou du Dao telles que présentées par Confucius et Laozi sont souvent difficiles à appréhender pour eux. Même en s'efforçant de les étudier en profondeur, ils peuvent éprouver des difficultés à accepter une "logique" régissant l'univers, toutes choses et surtout l'humanité.

Pour beaucoup, une figure divine suprême, même si elle est omnipotente, parfaite et omnisciente, est plus compréhensible et logique. Un Dieu de cette nature est plus accessible et concret dans leur vision du monde. Par conséquent, dans leur vie quotidienne, les Chinois ont développé d'innombrables récits autour d'un Dieu suprême, doté de son palais de jade et de divinités, de saints et d'esprits qui gouvernent l'univers et toutes les créatures. Face à ces histoires familières, les principes mystérieux et difficiles à saisir de Confucius et de Laozi peuvent sembler en retrait. Cette réalité reflète les préférences et les inclinations culturelles profondément enracinées.

En résumé, les diverses religions proposent des théories divergentes sur la Cause Première de la création. Cependant, elles convergent généralement vers la reconnaissance de l'existence d'une entité indescriptible qui régit tout. Que cette entité soit personnifiée en tant que Créateur ou qu'elle soit envisagée comme un principe métaphysique, voire les deux à la fois, elle demeure une notion relative, faisant référence à quelque chose d'inconcevable pour l'esprit humain.

Pour ceux qui ont développé un "troisième œil" et bénéficient de visions extraordinaires des royaumes célestes, où le Créateur, les Bouddhas des dix directions, les anges, les saints, les divinités, les terres de salut des Bouddhas et l'assemblée du dharma sont présents, leurs interprétations attribuent ces visions à l'influence d'une Puissance métaphysique. Ces individus, ayant des expériences mystiques, comprennent que cette Puissance métaphysique peut se manifester sous de multiples formes, adaptées à l'inclination religieuse et au niveau de compréhension spirituelle et intellectuelle de chacun.

Ainsi, les croyants polythéistes peuvent témoigner d'une multitude de divinités, tandis que les adeptes du Mahayana peuvent percevoir les Bouddhas des Dix Directions. Pour les Tibétains, Kwan Yin peut apparaître sous une forme masculine, alors que pour les Chinois, les Japonais et les Vietnamiens, elle est représentée sous une forme féminine. Ces visions et expériences spirituelles varient selon les croyances, telles que le diagramme du Tai Chi pour les Daoïstes, le concept de Vacuité pour les bouddhistes theravada, le Dieu du Feu pour les hindous brahmanistes, le Dieu de la Montagne pour les habitants des régions montagneuses, le Dieu du banian pour les paysans vietnamiens, et le patriarche familial pour ceux qui vénèrent leurs ancêtres, entre autres.

En essence, ce sont les innombrables manifestations spirituelles des royaumes célestes qui perpétuent la croyance durable des gens dans les religions, indépendamment de la perception de la folie, de l'obscurité ou de la simplicité de leurs points de vue concernant le Tao, le Souverain Suprême, le Bouddha et les Déités. Même face aux railleries mutuelles de leurs erreurs, ce qui revêt une importance primordiale est leur foi inébranlable en quelque chose de plus grand qu'eux-mêmes et en quelqu'un capable de distribuer récompenses et punitions pour leurs actions sur cette terre. Cela, en soi, est suffisant.