Chưa xemBởi ThầyGià
Original: Vietnamien
Translated by Horangi


Chimdada était vietnamien d’origine cambodgienne. Les circonstances le rendirent cambodgien d’origine vietnamienne. Et ceci était l’œuvre d’une divinité : la divinité Nguyen Trung Truc.

Les raisons qui avaient fait partir Chimdada de Soc Trang au Cambodge étaient très complexes. Il suffit seulement de savoir qu’il devait partir à cause du contexte politique et de sa situation personnelle.

Il disait qu’à cette époque, il était à court d’argent et qu’il n’avait aucune famille à Kampuchéa. Il se trouvait devant un dilemme (comme s’il il y avait devant lui un fossé profond et derrière lui un tigre qui le pourchassait). Il ne faisait que tourner en rond dans les rues puis revenir à son lieu de refuge. Son moral était au plus bas. Il frôlait le désespoir.

A l’endroit où il habitait, les gens avaient un très fort engouement pour la divinité Nguyen Trung Truc. Une statue avait été érigée en son honneur. Chimdada se mit à implorer la divinité de venir à son aide. ( Voué au bouddhisme, il se tournait vers les divinités en cas de besoin !). Il priait donc avec ferveur et son vœu fut exaucé. En rêve, il voyait la divinité lui dire d’attendre à un endroit et à une heure précis un couple marié qui viendrait lui apporter de l’aide. Ensuite, il pourrait suivre l’itinéraire indiqué.

Le lendemain, comme prédit, un homme et sa femme vinrent le trouver. Ils lui remirent des provisions et une somme d’argent. Ils disaient avoir été envoyés par la divinité.

Enthousiaste, Chimdada se dirigea vers la frontière cambodgienne. Mais il ne se sentait guère rassuré, n’ayant ni papiers ni relations dans ce pays.

Mais des surprises l’attendaient. De pauvres vieilles femmes cambodgiennes l’invitèrent à venir s’installer dans une pagode. Elle était si décrépite et si isolée qu’aucun autre moine n’en voulait. Puis elles firent des démarches administratives et finalement lui obtinrent des papiers légaux. Il resta donc sur cette terre étrangère.

Chimdada disait aussi que Nguyen Trung Truc l’avait secouru trois fois. Il se rappelait toujours la dernière fois où il lui avait dit : « Voici la dernière partie du sol vietnamien dont j’ai en charge. Va au-devant. Tu seras aidé de l’autre côté ».

Je raconterai d’autres histoires ayant trait à la Grâce efficace des divinités Lê Van Duyêt et Trân Hung Dao.
Le vieux guru 12-8-08